Frais de scolarités bas = médiocrité
Le fait que les frais de scolarité universitaires soient peu élevés favorise la médiocrité.
Cette phrase vous étonne?
Comparez comment les choses se passent aux États-Unis à ce qui se passe ici, au Québec.
Aux États-Unis, une année de scolarité universitaire peut coûter de 10,000 à 20,000$. C'est sans compter les autres frais, comme l'hébergement. Il faut savoir aussi que beaucoup de grands campus américains sont situés à l'extérieur des grands centres. Donc, étudier à l'université aux États-Unis, ça coûte cher.
Vous croyez donc que les étudiants doivent avoir un emploi à temps partiel pour payer ces frais? Que seuls quelques favorisés ont accès aux études? C'est faux.
Seulement, l'importance des études universitaires chez nos voisins n'est pas la même qu'ici. Ici, l'université est quasi-gratuite. Habitués à voir l'état tout régler, les parents se sont déresponsabilisés. Prêts et bourses, frais de scolarité peu élevés, universités localisés dans tous les grands centres urbains du Québec, étudier ne coûte pas cher.
Des choix de carrière effectués en cinq minutes
Si ton enfant rate un cours, ce n'est pas grave. Au pire, il passera une session de plus sur les bancs. De toute façon, ça ne coûte pas cher. Il peut même changer de programme en cours de route. Pourquoi prendre nos responsabilités lorsqu'il a 15 ou 16 ans afin de l'orienter vers une profession qui l'intéresse? Qu'il choisisse quelque chose au pif. La première année universitaire, c'est un gros party de toute façon. Entre deux brosses, il pourra choisir son avenir.
Le Cégep, qui était supposé justement permettre une transition entre la "petite" école et l'université, n'est finalement plus qu'une extension du secondaire, à la différence que les jeunes sont souvent en dehors du giron parental, de sorte qu'ils goûter à la gratuité scolaire combinée à la liberté absolue sans responsabilités, ce qui génère de nombreux échecs scolaires, des changements de programme à n'en plus finir.
Quand les choix de carrière sont fait autant à la légère, s'étonne-t-on que tant de jeunes retournent à l'université à 30 ans après moins d'une dizaine d'années de carrière?
Valeur monétaire = valorisation des études supérieures
Dans un système utilisateur payeur, où les frais de scolarité sont plus élevés, je vous garantie que les études seraient prises plus au sérieux. Les parents prendraient leurs responsabilités, car après tout, c'est leur investissement qui est en jeu. Les étudiants ne voudront pas échouer un cours et faire payer une note élevée à leurs parents.
Les choix de carrière se feront plus rigoureusement, plus jeunes, car le coût des études justifiera une réflexion plus poussée. Beaucoup vont cesser d'étudier dans une profession "des fois que j'aimerais ça". Les études supérieures seraient à nouveau valorisées. Les étudiants comprendraient à nouveau que posséder un diplôme universitaire constitue avant tout un privilège, et non pas un droit.
08 septembre 2007
Le cycle d'une éducation médiocre
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Jean Lavertu
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Libellés : éducation, faire payer les autres, la vertu est dans les résultats
05 septembre 2007
Les frais de scolarité doivent augmenter
La rentrée est arrivée et le débat débute: les frais de scolarité doivent-ils augmenter au Québec, oui ou non, et les étudiants feront-ils la grève.
Il est dommage que les étudiants n'aient pas été mieux éduqués sur le fonctionnement de l'économie. Car la gestion socialiste de notre système d'éducation au Québec a créé un réseau universitaire qui, quand on se compare aux autres universités nord-américaines, est pitoyable.
Deux faussetés sont véhiculées par la gauche à propos des frais de scolarité:
- Les frais de scolarité peu élevés permettent une plus grande accessibilité aux universités, et, avec pour corrolaire, un taux de diplomation plus élevé.
- En choisissant de réduire les impôts plutôt que de geler les frais de scolarité, la société choisit de ne pas miser sur l'éducation.
Pourtant, les statistiques démontrent le contraire. Le Québec n'a pas un taux de diplomation universitaire réjouissant en Amérique du Nord et ce, malgré les frais de scolarité les moins élevés. D'autre part, les régions dont les impôts sont moins élevés ont un système universitaire en bien meilleur état que le nôtre.
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Jean Lavertu
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27 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère (3)
Privatiser Hydro-Québec
Voilà bien une mesure qui risque d'être impopulaire, même auprès de la droite.
Plusieurs soutiennent que la valeur d'Hydro-Québec, une fois privatisée, serait plus grande que la dette du Québec (voir, par exemple, cet article). C'est sans compter les impôts que le gouvernement prélèverait sur les profits de la nouvelle entité privée, sur une meilleure efficacité de nouveaux gestionnaires privés qui créerait de l'emploi (et donc des impôts), des profits (et donc des impôts), ainsi qu'une création de richesse sous forme de plus value des actionnaires (et donc des impôts).
Pour cela, toutefois, il faut sacrifier les prix de l'électricité qui sont présentement subventionnés. Un bénéfice collatéral est au niveau environnemental: des tarifs d'électricité plus élevés encourageraient l'économie d'énergie. Cette économie se traduirait par des exportations accrues vers les États-Unis.
Voici ma suggestion:
- Privatiser Hydro-Québec et le fractionner en plusieurs parties vendues aux enchères, afin de permettre la compétition. Faire en sorte que la majorité de ce qui était Hydro-Québec soit sous contrôle canadien
- Rembourser la dette
- Obliger l'acheteur d'Hydro-Québec à continuer à fournir en électricité toutes les régions du Québec présentement désservies au même tarif unique
- Laisser le privé s'entendre avec les autochtones pour les droits territoriaux et n'intervenir que lorsque c'est strictement nécessaire
- Échanger des droits d'exploitation des rivières en échange d'investissements (par exemple, dans l'éolien)
Les avantages:
- La dette est effacée. La perte des dividendes d'Hydro est remplacé par les frais d'intérêt de la dette annulés
- Création de plusieurs compagnies hydro-électriques québécoises qui auraient le potentiel de devenir de gros joueurs sur le marché international, d'investir à l'étranger et de développer une expertise dans plusieurs domaines de l'énergie
- Le privé étant plus efficace que le gouvernement à gérer des entreprises, il est quasi garanti que le potentiel hydro-électrique du Québec serait mieux exploité
- Au plan environnemental, les québécois ne gaspilleraient plus autant d'électricité, eux qui en sont un des plus gros consommateurs per capita en Amérique du Nord et donc, au monde
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Jean Lavertu
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23 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère (2)
Pour de meilleures universités
Les frais de scolarité doivent augmenter. Le discours de la gauche sur les frais de scolarité est un autre exemple de contradiction. D'une part, les gauchistes veulent de meilleures universités et investir dans l'éducation. Cela est fort louable: l'éducation, particulièrement au niveau universitaire dans les spécialisations, permet de préparer nos jeunes à des carrières prometteuses dans des emplois spécialisés. Investir dans l'éducation est donc logique et certainement une façon de garantir la prospérité future du Québec. Mais pourquoi donc refuser l'augmentation des frais de scolarité, alors?
Où prendre l'argent?
Évidemment, cette gauche agit par la pensée magique: elle voudrait que le gouvernement investisse davantage, mais pas que les étudiants (ou plutôt, leurs parents, comme il se devrait) fassent leur part. Mais avec quel argent? En coupant dans la santé? Dans l'environnement? Dans les cégeps? Les écoles primaires? Les garderies à 7$? En augmentant les impôts et en étouffant l'économie?
Les faibles frais de scolarité n'augmentent pas la diplomation
L'argument principal avancé par les tenants de la gratuité scolaire est que l'accès à l'université doit être accessible à tous. Pourtant, le Québec ne fait pas particulièrement bien au niveau du taux de diplomation universitaire. Les comparaisons avec l'Alberta ou les États-Unis, par exemple, ne démontrent aucunement que la quasi-gratuité augmente la diplomation universitaire.
Alors si les frais de scolarité bas ne garantissent pas un taux de diplomation élevé, qu'est-ce qui justifie le gel des frais de scolarités? On me répondra alors qu'au moins, la gratuité garantit l'égalité des chances, c'est-à-dire que les jeunes de milieux pauvres ont autant de chance que les gens des milieux riches d'obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, les études démontrent que malgré les prêts et bourse, malgré les frais de scolarité peu élevés au Québec, l'obtention de diplômes universitaires se fait majoritairement par des jeunes de la classe moyenne et de milieux aisés. Le taux de diplomation devient particulièrement élevé chez les jeunes de milieux aisés.
Le gel des frais de scolarité profitent davantage aux riches
Ainsi, les subventions versées aux universités profitent surtout aux riches. Cette conclusion pourrait en surprendre plus d'un, surtout au niveau de la gauche. Pourquoi, dans ce cas, ne pas laisser monter les frais de scolarité et augmenter les prêts et bourse pour compenser afin que les jeunes de milieux pauvres puissent étudier à l'université?
Favoriser la compétition entre les universités
C'est connu, tout monopole engendre de la paresse et de l'inefficacité. Le remède contre les monopoles, c'est la compétition. On ne peut pas dire que les universités soient des monopoles, mais c'est tout comme, car il n'y a pas véritablement de culture de compétition entre elles.
La compétition peut être vue comme élitiste. D'autres diront que la compétition entre les universités n'a pas sa place étant donné l'enjeu: la formation des futurs travailleurs. Pourtant, je suis persuadé que la société québécoise se porterait mieux, que le niveau dans les universités serait meilleur et que nos jeunes seraient mieux formés si les universités étaient davantage en compétition entre elles.
Aussi, je crois que les frais de scolarité devrait être définies par les universités elles-mêmes. Si une université décide d'augmenter ses frais de scolarité pour offrir, disons, un mois de cours supplémentaire, ou encore, pour acheter les meilleurs équipements d'une spécialité, pourquoi l'empêcherions-nous? Si une université décide que les frais de scolarité en médecine seront plus élevés que, disons, en théologie, afin de représenter les coûts réels des formations respectives, par quelle logique devons-nous empêcher cela?
D'autres universités choisiront quant à elles de se démarquer par des frais de scolarité peu élevés, tout en essayant d'offrir la meilleure formation possible! C'est ça, la compétition: c'est d'offrir davantage de choix, autant aux clients, les étudiants, qu'à ceux qui offrent le service, les universités.
La liberté de choisir, ça aussi c'est une belle valeur... de droite!
La liberté est une valeur souvent proclamée par la gauche, mais la plupart du temps, les mesures gauchistes se traduisent par une réduction de la liberté de choisir. Quand le gouvernement prélève des impôts, il dépense en notre nom: on ne choisit donc pas comment on dépense son argent. En offrant des garderies à 7$ homologuées par le gouvernement, une fois de plus, une mesure de gauche entrave le libre-choix des citoyens dans la façon dont ils souhaitent gérer la garde de leurs enfants. En universalisant les frais de scolarité et en les gelant, le gouvernement soustrait les québécois au choix d'universités qui correspondent davantage à leurs attentes. Pas étonnant que tant de québécois décident d'aller étudier à l'étranger!
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Libellés : éducation, gauche contradictoire
21 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère
Je débute aujourd'hui une série d'approches qui pourraient permettre au Québec de demeurer compétitif dans les années à venir, assurer sa prospérité, gérer la dette et éviter les déficits et créer la richesse nécessaire à une société qui réflète les valeurs des québécois.
Initiative 1: Vendre tous les édifices que le gouvernement possède
Le gouvernement n'est pas un entrepreneur, ni un gestionnaire immobilier. Quand le gouvernement possède un immeuble, il doit en faire la gestion, l'entretien, la rénovation et éventuellemen louer les espaces vacants. Dans la réalité, les espaces vacants ne sont pas toujours comblés (souvent par paresse, car personne n'a d'intérêt financier personnel à optimiser l'espace utilisé) et la gestion et l'entretien, effectués par des syndiqués, sont plus chers à réaliser que dans le privé.
Normal, le gouvernement n'est pas efficace dans la gestion d'immeubles, même s'il est le plus grand propriétaire immobilier de la province. Ce n'est en effet pas dans la priorité des ministres de s'assurer que la gestion immobilière des propriétés gouvernementales soit optimale. Par contre, c'est dans l'intérêt de Calloway REIT, de Cominar, de Dundee, de Boardwalk, etc., d'optimiser la gestion des immeubles afin de diminuer les coûts, maximiser l'utilisation et améliorer l'efficacité.
Le gouvernement québécois devrait imiter le gouvernement canadien, qui vient de vendre des immeubles pour une valeur de $1.6 milliard (ce n'est qu'un début) dont il est propriétaire et de les louer à l'entreprise à qui ils ont été vendus.
L'argent obtenu par la vente devrait être utilisé immédiatement afin de rembourser la dette. Un exemple d'immeuble particulièrement inutile dont le gouvernement québécois est propriétaire: Place Québec, un centre commercial en décrépitude situé au centre-ville de Québec.
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18 août 2007
Les fonds de travailleurs: des subventions déguisées
Un objectif louable, des résultats douteux
Les fonds de travailleurs, au Québec représentés par les fonds de solidarité de la FTQ et Fondaction (CSN), sont des entités liées aux syndicats correspondants dont l'objectif premier est supposé être la création et la conservation d'emplois au Québec.
Il s'agit à mon avis de l'une des formes les plus scandaleuses de subvention déguisée. Pourtant, il est rare d'entendre dans les milieux économiques des critiques au sujet de ces fonds.
Le fonctionnement des fonds est le suivant: les travailleurs (ils n'ont pas à être affiliés à un syndicat, n'importe qui au Québec peut s'en prévaloir) achètent des parts des fonds, qui ressemblent en ce sens à des fonds mutuels.
Si les unités sont achetées dans un REER, les crédits d'impôt habituels pour REER sont applicables. De plus, un crédit d'impôt supplémentaire de 30% est remis à l'investisseur. Par exemple, supposons qu'un travailleur achète pour 1000$ d'unités dans une année, 300$ lui seront retournés par le gouvernement sous la forme d'un crédit d'impôt, de sorte que les unités auront en réalité coûté 700$. Si, en plus, les unités sont achetées dans un REER, le crédit total peut atteindre plus de 70%, de sorte que l'achat de 1000$ d'actions des fonds coût en réalité 300$. Pas mal.
Pourquoi ce crédit supplémentaire de 30%? L'argument avancé par les gestionnaires des fonds ainsi que par le gouvernement est que les investisseurs doivent être récompensés pour le risque accru qu'ils prennent en investissant dans ces fonds. En effet, les rendements de ces fonds sont moins élevés et le risque, lui, étant donné la nature des entreprises dans lesquelles les fonds investissements, est accru.
Afin d'éviter que les gens retirent immédiatement leur investissement après avoir profité du 30% de crédit d'impôt, les fonds de travailleurs comportent plusieurs contraintes, qui reviennent, grosso modo, à dire que vous ne pouvez retirer votre investissement qu'à votre retraite. Ces contraintes sont inefficaces, nous le verrons plus loin.
Je reproche plusieurs choses à ces fonds.
Le crédit d'impôt de 30% = subvention cachée
Le 30% de crédit d'impôt correspond en réalité à des subventions cachées du gouvernement. En effet, les fonds investissent du capital de risque dans des entreprises en démarrage ou en difficulté et c'est grâce au crédit de 30% que le fonds réussit à réunir de l'argent pour les investissements. Comme les fonds ont des rendements faibles (environ 5% par année) pour ce type d'investissement, ce qui intéresse particulièrement les investisseurs, c'est ce 30% de crédit, qui correspond à un rendement additionnel payé par le gouvernement.
Qui est responsable devant la population pour ces subventions?
Je suis déjà, en partant, contre la plupart des subventions gouvernementales. Toutefois, lorsqu'un gouvernement accorde une subvention, il est responsable ("imputable" dirait Harper) devant la population pour ses actions. Le cas de la Gaspésia est un cas patent: bien que ce projet fut un échec lamentable pendant le règne du parti québécois, au moins, le PQ et le gouvernement ont eu à répondre de cet échec devant la population.
Dans le cas des investissements réalisés par Fondaction et les fonds FTQ, les dirigeants décident eux-mêmes de la façon d'investir l'argent et ne sont responsables que devant les actionnaires des fonds.
Or, en réalité, c'est l'ensemble de la population, via les impôts et le crédit de 30%, qui paie une partie des investissements. Il m'apparaît scandaleux que des subventions gouvernementales soient ainsi accordées à des entreprises sans que personne n'ait à répondre devant la population.
Un mécanisme inefficace
Il existe de grandes inefficacités dans le système des fonds. Entre autres, le crédit de 30% est accordé peu importe le nombre d'années pendant lesquelles l'argent sera immobilisé dans le fonds (le minimum est en fait de 5 ans).
Si un jeune de 25 ans investit 1000$ aujourd'hui, il ne pourra retirer son argent (sauf exceptions) qu'à sa retraite, à 65 ans. Son 30% de crédit d'impôt revient donc à moins de 1% de rendement par année que le gouvernement lui remet en bonus.
Une personne de 60 ans qui cotise le même 1000$ pourra retirer son argent cinq ans après. À cette personne, c'est 6% par année que le gouvernement accorde en bonus. Les jeunes n'ont donc pas intérêt à investir dans les fonds, alors que les personnes proches de la retraite peuvent bénéficier d'un investissement qui leur rapporte un 6% garanti par le gouvernement. Le gouvernement subventionne donc davantage le crédit de la deuxième personne.
Pourtant, l'investissement de la personne qui a acheté des parts alors qu'elle était jeune est resté plus longtemps dans les fonds et a donc servi davantage à maintenir et créer des emplois.
Subventionner des canards boiteux plutôt que des champions
L'objectif des fonds, qui consiste à maintenir des emplois, souvent en investissant dans des entreprises en difficulté ou qui n'arrive même pas à obtenir du capital de risque via les canaux standards, maintient plusieurs entreprises artificiellement en vie. Le résultat, c'est qu'après quelques rondes de financement des fonds, les entreprises, qui ne sont souvent pas viables, finissent quand même par faire faillite et fermer. Par ce mécanisme, le gouvernement se trouve à subventionner les entreprises les plus mal en point plutôt que d'investir dans des entreprises qui ont un fort potentiel de prospérer, de créer de l'emploi et de pouvoir se passer dans le futur de tels subventions.
Inéquités entres les entreprises subventionnées
La décision d'investir ou de ne pas investir dans une entreprise X dépend de la seule volonté des administrateurs des fonds. C'est correct lorsque les fonds proviennent du privé. Là où un problème se pose, c'est lorsque des subventions du gouvernement aident une entreprise québécoise au détriment de l'un de ses compétiteurs québécois.
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15 août 2007
L'interventionnisme de l'état ne doit pas se faire même au secours des banques
Depuis quelques mois, le fameux problème posé par les "subprime mortgages" (pour ceux qui l'ignorent, ce sont des prêts hypothécaires octroyés à des gens dont le dossier de crédit est sous les normes normalement acceptées par les banques) cause des ennuis aux banques, prêteurs hypothécaires et assureurs. Depuis quelques jours, le problème s'étend à l'ensemble du marché boursier, avec le risque que le problème se généralise dans toute l'économie et cause une récession.
Le problème principal provient d'un soudain manque de liquidités de certains prêteurs. Pour comprendre pourquoi ce problème est si étendu, il faut comprendre que les prêteurs hypothécaires de type "subprime" ne possèdent généralement pas l'argent prêtés. Cet argent provient en majorité de différents fonds (fonds privé, de pension, fonds mutuels monétaires, etc.). Avec la mise en faillite de plusieurs prêteurs de ce type, plusieurs institutions décident de se soustraire à l'exposition au marché subprime. Tout cela entraîne une réévaluation de toutes les formes de prêts en liquidités, allant du financement des dettes nécessaires aux fusions et acquisitions nombreuses dans la dernière année. La difficulté à financer à bas taux, comme c'était le cas auparavant, de certains type de dettes pèse à son tour sur la viabilité des entreprises. La peur suscitée sur les marchés risque éventuellement d'entraîner l'objet de la peur, c'est-à-dire, une récession.
La réaction de nos gouvernements? Injecter de l'argent dans les marchés monétaires. Or, cette forme d'interventionisme pour venir au secour des banques et des entreprises pourrait faire plus de dommages que de bien. D'une part, la réévaluation du risque par les investisseurs, après plusieurs années de croissance en bourse, est nécessaire et souhaitable. En effet, les investisseurs évaluaient les compagnies comme si l'économie ne pouvait qu'aller en s'améliorant, perdant ainsi tout sens au risque.
En venant au secours des marchés boursiers, le gouvernement risque d'entraîner les investisseurs et les entreprises dans une situation de dépendance. Le danger est que dans le futur, les entreprises s'attendent à des interventions des banques centrales en cas de besoin. Au contraire, il serait préférable que les banques, les prêteurs et les investisseurs apprennent de leurs erreurs, qu'ils réévaluent le risque associé aux placements et que le nettoyage amorcé se poursuive. De plus, l'argent injectée vient contrecarrer les tentatives du gouvernement de contrôler l'inflation.
Il faut crever l'abcès et non maintenir artificiellement les marchés dans une situation insoutenable.
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18 h 36
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Libellés : gouvernement inefficace
12 août 2007
Oui à la taxe de 0.20$ sur les sacs en plastique, mais...
... mais il ne faudrait pas que cette taxe soit une façon détournée, pour le gouvernement, d'augmenter ses revenus et ses dépenses. En d'autre mots, si on taxe les sacs, il faut diminuer une taxe ailleurs pour le montant équivalent.
De même, je suis en faveur d'une augmentation de la taxe sur l'essence, à condition de diminuer, par exemple, les impôts d'une même proportion.
Les taxes sont des moyens efficaces pour diminuer ce qu'on ne veut pas avoir dans une société. Ainsi, taxes sur les cigarettes, sur la pollution, etc., sont des moyens efficaces de diminuer le tabagisme et aider l'environnement. Le problème, c'est que nos gouvernement taxent surtout les revenus des individus et les profits des sociétés, ce qui revient à dire que le gouvernement s'affère à diminuer les revenus des individus et les profits des entreprises, en décourageant ces derniers, en plus de leur en enlever une bonne partie.
Oui aux photo-radar, oui aux péages sur les autoroutes, mais que cela ne serve pas uniquement de prétexte au gouvernement à augmenter ses revenus totaux. L'exercice doit uniquement être dicté par la volonté de faire payer les coûts par les utilisateurs (dans le cas des péages sur les autoroutes) ou les responsables de la pollution (dans le cas des sacs en plastique).
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16 h 43
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Libellés : environnement, utilisateur payeur
09 août 2007
Hydro doit-il abandonner le nucléaire?
Dossier important pour Hydro-Québec dans les mois à venir: doit-on rénover (à grands frais) ou démolir (à grands frais) la seule centrale nucléaire du Québec, dont la vie utile tire à sa fin?
Les rénovations permettraient de prolonger la vie utile du réacteur de 25 ans. Rappelons que cette centrale produit environ 3% de l'électricité du Québec, ce qui demeure quand même considérable.
La question que doit débattre Hydro-Québec, ainsi que Jean Charest et le gouvernement du Québec, ainsi que les écologistes, est de savoir si les méfaits du nucléaire sont plus élevés que ses méfaits. Notons que les coûts prévus sont du même ordre de grandeur, soit 1 à 3 milliards de dollars dans les deux cas (rénovation ou démantèlement ).
Du côté pour:
- le nucléaire ne produit pas ou peu de gas à effet de serre
- la production de la centrale permet une plus grande stabilité dans le réseau de distribution d'Hydro-Québec
- la centrale est située à proximité des grands centres urbains, contrairement aux barrages hydro-électriques
- la fermeture pourrait signifier que le Québec perdrait une expertise dans le domaine nucléaire
- moins de surplus permettant d'exporter et de générer des revenus pour le gouvernement
- diversification des sources d'énergie électrique
Du côté contre:
- les déchets nucléaires sont embarrassants et potentiellement dangereux
- le prix de l'uranium pourrait augmenter dans le futur. Le nucléaire est déjà plus cher au kilowatt-heure que la plupart des barrages hydro-électrique
- les accidents nucléaires, bien qu'extrêmement rares, ne sont pas impossibles
- le nucléaire nuit à l'image verte que le Québec se donne de lui-même
- le nucléaire n'est pas populaire auprès de la population
- les coûts des rénovations, si on se fie aux coûts prévus comparé aux coûts réels lors de la rénovation de réacteurs similaires en Ontario, pourraient être beaucoup plus élevés que prévus
J'avoue, je ne sais trop quoi penser. A priori, je suis plutôt pour la rénovation, mais d'un autre côté, je crains les coûts prohibitifs qui ne manquent pas d'apparaître pour ce genre de projet d'envergure. D'autre part, je crois que Gentilly peut être vu comme un laboratoire d'expertise et de recherche en nucléaire et non seulement comme une centrale de production. Je serais donc plutôt contre la construction d'une nouvelle centrale, mais plutôt en faveur du maintient de la seule centrale du Québec.
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Jean Lavertu
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Libellés : environnement
06 août 2007
Carlos Slim veut donner à son tour
Nouvelle intéressante: Carlos Slim, qui pourrait bien avoir dépassé Warren Buffet et Bill Gates parmi les personnes les plus riches de la planète, souhaite à son tour redonner son argent à la société en donnant à des oeuvres charitables. M. Slim a déjà récemment fait le don d'un million d'ordinateurs portables à des enfants afin de leur permettre d'accéder à des outils éducatifs modernes.
Cela s'ajoute aux actions du privé déjà mentionnées dans un billet précédent.
Dans le cas de Slim, le don semble plus intéressé que dans le cas de Buffet (Slim ayant été grandement critiqué pour sa richesse obtenue principalement dans un pays pauvre, le Mexique), mais, comme mentionné précédemment, le génie du libre marché et de la libre entreprise, c'est que les résultats positifs sont souvent obtenus même lorsque c'est la recherche du profit qui motive les individus et les entreprises.
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Jean Lavertu
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Libellés : la vertu est dans les résultats
La complaisance de la gauche sur l'arme atomique
Hiroshima se souvient
Aujourd'hui, il y a 62 ans, les américains laissaient tomber Little Boy sur Hiroshima, faisant ainsi quelques 70,000 morts instantanément, suivis par des dizaines de milliers d'autres, morts de cancers ou de leurs blessures.
Je laisse à d'autres le soin de débattre du bien fondé ou non du lancement de cette bombe (certains diront qu'elle a tué trop de civils, d'autres qu'elle en a sauvé encore plus en mettant fin à cette guerre interminable; personnellement, je ne sais quoi penser exactement).
Complaisance atomique
Toutefois, ce qui frappe aujourd'hui, c'est avec quelle complaisance la gauche critique l'action américaine cette journée-là, tout en conservant un laxisme oratoire dangereux à l'endroit de pays comme l'Iran et la Corée du Nord, qui semblent vouloir mettre la main sur la Bombe.
Je vois la même complaisance lorsqu'il est question de Hugo Chavez, qui est en train, peu à peu, d'anéantir ce qui restait de démocratie au Venezuela et de devenir le prochain dictateur (Viva la revolucion!) latin, particulièrement dangereux étant donné la richesse en pétrole de ce pays et l'influence que ce pétrole peut apporter sur les autres pays d'Amérique Latine.
Faire un pied de nez aux États-Unis n'est pas amusant lorsqu'il est question de bombe atomique ou de dictature
Dans les trois cas (Venezuela, Corée du Nord et Iran), ces gens font des pieds de nez aux États-Unis, et cela semble plaire à une certaine gauche, particulièrement au Québec.
Que l'on soit pour ou contre la stratégie adoptée par les États-Unis en matière de politique étrangère, je trouve cette complaisance fort dangereuse. Car à la différence des États-Unis, la démocratie dans les pays mentionnés est précaire ou carrément inexistante.
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Jean Lavertu
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05 août 2007
Les régimes de pension de beaucoup de syndicat: inéquitables
Les régimes de retraite de la plupart des syndicats sont inéquitables, car ils font payer une plus grande part des contributions aux fonds par une partie des syndiqués qui n'en tireront pas autant de bénéfices que les autres: les jeunes.
Des règles de financement des fonds qui désavantagent les jeunes
En effet, ces régimes comportent deux règles insidueuses. La première, c'est que le montant reçu à la retraite est basé, entre autres, sur les cinq meilleures années en terme de revenus. La deuxième règle, c'est que le calcul ne tient pas compte du nombre d'année pendant lesquelles les cotisations ont permis de faire fructifier les fonds.
Scénario 1
Prenons un scénario pour illustrer. Un jeune obtient un emploi précaire et temporaire au gouvernement. Il cotisera au fond public. Précaire, son poste est coupé après trois ans et il s'en va travailler ailleurs. À sa retraite 30 ans plus tard, le calcul de sa pension lui donnera un montant dérisoire, car le salaire de ses cinq meilleures années, 40 ans avant, était très bas (parce qu'il débutait sa carrière et parce que l'inflation aura fait monter les salaires). Or, ses cotisations auront permis de faire fructifier les fonds pendant 40 ans. Tous les financiers savent que c'est d'abord le temps et sa composition, plutôt que les sommes cotisées, qui permettent d'amasser des rendements cumulés importants.
Scénario 2
Comparons maintenant cette situation à celle d'une personne proche de la retraite. Cette dernière a travaillé disons dans le privé toute sa vie, mais termine ses trois dernières années dans la fonction publique. Cette personne aura donc cotisé pendant le même nombre d'année que le jeune de l'exemple précédent. À sa retraite, le calcul de sa pension sera à son avantage: le salaire de ses meilleures années sera beaucoup plus élevé (normal, on est 40 ans d'inflation plus tard, et la personne est en haut de l'échelle). Mais le pire, c'est que la seconde personne n'aura investi son argent que pendant trois ans avant d'en retirer les bénéfices.
Vous me direz: aucun système ne peut être 100% équitable et les exemples précédents sont des cas extrêmes. Je n'en suis pas si certain.
Je trouve que ce traitement demeure inéquitable, car certaines personnes cotiseront davantage pour moins de bénéfices que d'autres.
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Jean Lavertu
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Libellés : faire payer les autres
04 août 2007
La gauche et la contradiction chinoise
Un autre cas spectaculaire de contradiction de la gauche concerne les relations qu'ils entretiennent avec les pays en voie de développement.
Un cycle typique de contradiction
Habituellement, le cycle de contradiction de la gauche suit les étapes suivantes:
1) On prétend qu'on exploite la population du pays concerné (exemple: "n'as-tu pas honte d'acheter ce vêtement fabriqué en Chine par des enfants exploités et qui ont faim?")
2) Les pays concernés améliorent leurs conditions de vie, les travailleurs deviennent qualifiés, les gouvernements ont de l'argent à investir, de sorte que la gauche craint la délocalisation et les pertes d'emploi ("bientôt, même Bombardier va faire construire des avions en Chine").
3) Le protectionnisme se met de la partie afin de limiter les délocalisations ("les chinois ne respectent pas les lois internationales, imposons une taxe à l'importation")
4) des dommages importants sont causés aux deux pays ("l'augmentation des prix des produits importés de Chine, causés par les dernières taxes d'importation, ont contribué à une augmentation de l'inflation de 3% cette année. La réserve fédérale se verra donc dans l'obligation de rehausser les taux d'intérêt d'au moins 1 point d'ici l'automne prochain. Cela fait craindre encore davantage pour l'économie, le marché hypothécaire américain étant en fort déclin depuis deux ans. Du côté chinois, on remarque la fermeture de plusieurs usines et la perte de centaines d'emplois. Des milliers de famille chinoise se retrouvent sans emploi et sans revenus").
Les contradictions de cette nature ne proviennent pas d'un manque d'intelligence des gauchistes ou encore de leur incapacité même à voir cette contradiction.
Le libre-marché et la stabilité des signaux, seuls capables de garantir une économie prospère
La contradiction provient du fait que les objectifs visés sont incompatibles avec les moyens utilisés. Imposer des taxes d'importation est un moyen inefficace de protéger les emplois locaux. Car non seulement les emplois finissent par partir de toute façon, mais en plus, les signaux contradictoires envoyés au marché causent des torts importants aux économies des parties impliquées.
Quant aux travailleurs chinois exploités, c'est au gouvernement chinois que les gauchistes devraient demander des comptes. Peut-être que ce gouvernement leur expliquerait qu'il a compris que la seule façon de faire prospérer la Chine, c'est en acceptant que les travailleurs aient de moins bonnes conditions maintenant, mais profiter de la prospérité pour ensuite investir dans l'éducation, dans des industries où les conditions sont meilleures pour les travailleurs, dans les infrastructures, etc.
Et c'est exactement ce qui est en train de se produire en Chine: prospère, elle fait maintenant peur à la gauche et aux syndicats qui veulent protéger les emplois locaux.
Soudainement, les conditions de travail et de vie en Chine sont moins importants pour nos gauchistes, pris en flagrant délit de... contradiction.
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Jean Lavertu
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Libellés : gauche contradictoire, la vertu est dans les résultats
31 juillet 2007
La droite à l’action
Depuis quelques années, je suis particulièrement optimiste pour l’avenir du monde. En effet, la droite a décidé de passer à l’action. Depuis des années, la gauche tente de convaincre une droite sceptique d’éliminer la pauvreté, de répartir la richesse, d’aider l’Afrique et de protéger l’environnement.
Si la droite est sceptique, ce n’est pas parce qu’elle ne possède pas de belles valeurs. Elle est sceptique quant aux moyens à adopter pour arriver à des résultats concrets qui vont au-delà des belles intentions.
En effet, les résultats obtenus par les gouvernements dans l’aide humanitaire sont décevants. Malgré la formation d’organismes comme les Nations Unis, il semble que peu de progrès soient réalisés pour aider les plus démunis de la planète.
Cela pourrait être en train de changer
Des philanthropes tels que Warren Buffet et Bill Gates vont appliquer la recette du libre marché aux œuvres caritatives. Je parie qu’ils vont réussir mieux que n’importe quel gouvernement avant eux.
Pour mesurer l’ampleur du mouvement, il faut voir les chiffres. Les Nations Unis ont un budget de 12 milliards. Cela nous donne un ordre de grandeur. La fondation de Bill Gates a présentement environ 30 milliards de dollars US dans ses coffres, de l'argent versé par Bill Gates lui-même et par de nombreux autres donateurs qu'il a convaincu grâce à son enthousiasme et au sérieux de son entreprise.
Un don d'une ampleur incroyable
À cela va s’ajouter 37 milliards US provenant du plus grand don de l’histoire, celui de Warren Buffet. Au total, donc, c’est 67 milliards de dollars qui sont entre les mains de personnes qui savent comment atteindre des résultats. Rappelons que les objectifs principaux de la fondation de Bill Gates sont de favoriser l’éducation et combattre les maladies dans les pays en voie de développement.
Et des milliers d’autres emboîtent le pas. Depuis 1991, le nombre de fondations philanthropiques a doublé.
La plus grande différence entre la philanthropie privée et l’aide des gouvernements, c’est que les fondations comme celles de Bill Gates sont gérées la plupart du temps par le ou les donateurs, qui y consacrent tout leur temps, leur énergie et leur savoir faire. Si Warren Buffet, qui est un investisseur hors pair qui a toujours su dénicher les meilleures compagnies dirigées par les meilleurs gestionnaires, mise sur Bill Gates pour y donner toute sa fortune, j'ai confiance en son flair pour que ce dernier arrive à de grandes réalisations.
Une fondation gérée par un donateur privé fait mieux qu'un fonctionnaire qui dépense au nom de la population
Quand des privés gèrent des fondations, c’est leur argent qu’ils dépensent, ils veulent conséquemment obtenir des résultats. Les mauvaises langues diront que c’est pour soulager leur mauvaise conscience de capitaliste qui a profité toute leurs vies des gains obtenus sur le dos du pauvre monde. C’est tout faux. Warren Buffet vit dans la même maison depuis des décennies, une maison qui vaut moins de 250,000$, et il mène une vie humble et frugale.
Des profits "scandaleux" au service de l'Afrique et des pays en voie de développement
Quand Coca-Cola, American Express et Procter&Gamble (des compagnies qui appartiennent en bonne partie à Buffet via sa compagnie, Berkshire Hathaway) rapportent des profits records et que j’entends la gauche s’insurger contre l’ampleur de ces profits, je souris intérieurement en sachant que ces profits servent en réalité à construire des écoles en Afrique et à chercher des moyens d’éviter la transmission du virus du VIH.
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Jean Lavertu
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30 juillet 2007
Petro-Quebec
Léo-Paul Lauzon souhaite la création d'un «Pétro-Québec»
Ironique comparaison
Ainsi, Léo-Paul Lauzon propose maintenant la création d'une entité gouvernementale pétrolière, un Pétro-Québec. Je trouve amusant qu'il choisisse comme comparaison Pétro-Canada.
Dans l'article, on mentionne que les revenus totaux de Petro-Canada ont été de 5,48 milliards$. C'est bien, mais on ne mentionne pas que Petro-Canada est une entité 100% privé.
Ça n'a pas toujours été le cas, toutefois. Et Pétro-Canada est l'exemple parfait du pourquoi le gouvernement ne doit pas se mettre à gérer des entreprises.
Je me souviens
M. Lauzon a-t-il oublié que les contribuables canadiens ont perdu plus de 5 milliards de dollars dans Petro-Canada, et que les profits ont commencé à apparaître APRÈS que le gouvernement se soit départi de ses actions et ait cessé de s'immiscer dans les affaires de la compagnie?
Le gouvernement n'est pas un entrepreneur
Il se trouve qu'aujourd'hui, le gouvernement fédéral fait beaucoup plus d'argent avec les impôts sur les profits de Pétro-Canada, ainsi que sur les revenus de dividende que les canadiens actionnaires reçoivent, qu'il n'en aurait jamais fait en continuant à gérer lui-même la compagnie ou à la faire gérer par des amis du parti au pouvoir.
Ajout, 21h20:
Une gauche en contradiction
La gauche se retrouve en pleine contradiction avec le genre de proposition de M. Lauzon. Cette contradiction est similaire à celle de Québec Solidaire qui souhaite conserver les prix de l'électricité bas.
En effet, ce que propose Lauzon, c'est, ni plus ni moins, de subventionner le pétrole à la pompe (en effet, il pense pouvoir refiler les profits au consommateur sous la forme d'essence moins chère). Il s'agit d'une proposition au potentiel populaire, mais qui est en contradiction avec une valeur généralement partagée par la gauche: l'écologie.
Faire baisser les prix avec Pétro-Québec, c'est encourager la consommation d'une source d'énergie polluante en utilisant les ressources du gouvernement. Pas fort, fort, comme idée. On sait pourtant que les prix bas encouragent l'utilisation de véhicules plus gros (comme aux États-Unis), alors que des prix élevés à la pompe à l'effet contraire (comme en Europe). Mais les gauchistes, comme avec l'électricité subventionnée qui encourage le gaspillage d'énergie, semble très bien vivre avec cette flagrante contradiction dans leurs vertus.
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Jean Lavertu
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Libellés : gauche contradictoire, gouvernement inefficace
29 juillet 2007
Le filet social du Québec : inéquitable et inefficace
Un filet social bien tendu
Nos syndicats et socialistes semblent bien fiers du filet social que s’est bâti le Québec au fil des ans. Répartition de la richesse, réduction de la pauvreté, garantie de couverture des besoins minimum à la retraite, protection contre le chômage, soins de santé gratuits, frais de scolarité quasi symboliques, sont des avantages régulièrement mentionnés par ceux-ci.
Pourtant, la plupart de ces mesures sont non seulement inefficaces, mais également inéquitables.
Le cas du Régime Public d’Assurance Médicaments obligatoire
Prenons pour exemple l’une des mesures les plus inéquitables qui ait été introduite récemment : l’assurance médicaments. Normalement, une compagnie d’assurance charge un montant de façon à couvrir son risque. Ainsi, une personne jeune et en santé aurait une prime beaucoup moins élevée qu’une personne âgée ou malade. Le régime du gouvernement du Québec, toutefois, ne fonctionne pas selon ce principe élémentaire de couverture de risque : tout le monde paie la même prime. Les exceptions : les enfants de personnes assurées, les chômeurs, les personnes âgées à faible revenus et les personnes bénéficiant de l’aide sociale. Ces derniers adhèrent gratuitement au programme.
Ce système est totalement inéquitable. En effet, il fait porter le fardeau du financement sur les jeunes, ces derniers étant ceux qui paient le plus et qui bénéficient le moins du programme. De plus, les personnes plus âgées bénéficient maintenant, au moment où elles en ont le plus besoin, de l’assurance, alors qu’elle n’ont commencé à payer qu’en 1997 pour le régime au mieux, ou elles ne paient pas du tout si elles ont droit au Supplément de Revenu Garanti maximal.
Profiter maintenant, faire payer par d'autres plus tard
Quand on y regarde de plus près, bien des programmes sociaux similaires ont été adoptés au cours des années. D’autres exemples sont les tarifs subventionnés d’hydro-électricité ainsi que les frais de scolarité universitaires gelés pendant des années. Il s’avère que pendant la majeure partie de leur vie, les boomers auront profité au maximum de tarifs subventionnés. C’est maintenant qu’on commence à débloquer les tarifs (il était temps!), mais le résultat demeure inéquitable : les jeunes qui ont aujourd’hui 18 ans n’auront jamais eu droit, eux, à des tarifs d’hydro et des frais de scolarité aussi subventionnés que leurs prédécesseurs.
Pourtant, ces jeunes vont devoir payer la dette cumulée par les générations précédentes.
La dette n'a jamais servi à bâtir des infrastructures
L’argument que j’entends le plus souvent par les plus vieux au sujet de cette dette, c’est qu’elle a permis de procurer au Québec des infrastructures qui profitent aujourd’hui aux jeunes. La réalité est beaucoup plus terne.
Bien sûr, Hydro-Québec est un formidable actif pour le Québec. Par contre, s’il était vrai que la somme des actifs du Québec était profitable à tous aujourd’hui, cela signifierait que la dette finirait par se payer d’elle-même, grâce justement aux infrastructures que l’on s’est payé en s’endettant. On constate toutefois qu’il n’en est rien : la dette continue de grimper. Pour réduire cette dette, il faudra tôt ou tard réduire les services ou encore, augmenter les impôts.
Nous sommes alors forcés de constater, à la lumière d’impôts plus élevés ou de services réduits, que les plus anciens auront profité d’un panier de services ou d’avantages durant la majeure partie de leur vie, alors que arrivants sur le marché du travail, eux, ne bénéficieront pas autant de ce panier et devront pourtant continuer à payer la facture de l'épicerie des décennies précédentes, probablement toute leur vie durant.
Quand le résultat est le contraire de l'intention initiale
Pour terminer, il est également important de noter que la plupart de ces mesures sociales sont, de sucroît, totalement inefficaces. Prenons l’exemple du RRQ au Québec. Cette caisse de retraite obligatoire est supposée protéger les québécois en leur garantissant un revenu à la retraite. Or, il s’avère que les québécois sont ceux qui auront les revenus de retraite les moins élevés au Canada, alors que pourtant, dans la plupart des autres provinces, il n’y a pas de régime tel que le RRQ.
Comment expliquer ce phénomène? Le RRQ n’est-il pas supposé, au contraire, augmenter les revenus de retraite des québécois? La réponse est simple : les québécois sont déresponsabilisés quant à leur retraite.
Son filet social déresponsabilise les québécois
L’État Providence les a confiné dans un état d’esprit où ils croient que l’État leur garantira les mêmes services et une retraite confortable. Aussi, plutôt que d’améliorer les revenus de retraite des québécois, le RRQ les a diminué.
Exemple parfait d’une mesure en théorie utile et louable, mais qui, en pratique, n’atteint pas les résultats visés.
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Jean Lavertu
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Libellés : filet social, gouvernement inefficace, inéquité intergénérationnelle
28 juillet 2007
Comment dépenser vertueusement l'argent selon Friedman
La liberté de choisir soi-même demeure l'option la plus efficace
Milton Friedman, prix Nobel d'économie décédé en 2006, un des fondateurs du néolibéralisme et donc, ennemi selon la Gauche, classait les dépenses d'argent en quatre catégories:
1) Son propre argent dépensé pour soi
2) Son propre argent dépensé pour les autres
3) L'argent des autres dépensé pour soi
4) L'argent des autres dépensé pour les autres
Il disait que la manière la plus efficace de dépenser était l'option #1. En effet, lorsqu'une personne dépense de l'argent qui lui appartient, il a tendance à miniser le coût (afin de conserver son pouvoir d'achat avec l'argent qui lui restera). De plus, comme l'argent est dépensé pour lui-même, il cherchera également à maximiser le résultat, car il en sera le bénéficiaire.
La catégorie #2 n'est pas la pire, mais dans ce cas, la personne qui dépense cherchera moins à maximiser les résultats. C'est le cas lorsque vous achetez un cadeaux de Noël à un ami: vous chercherez probablement en avoir pour votre argent, mais il n'est pas certain que vous maximisiez le plaisir ou l'utilité du cadeau que recevra votre ami (pas que l'intention soit mauvaise, mais peut-être qu'au fond, vous ne connaissez pas les goûts ou les besoins de votre ami)
La catégorie #3 est une catégorie qui, en pratique, regroupe peu de dépenses.
Ils veulent notre bien avec notre argent
Finalement, la catégorie #4 est la pire d'entre toutes. En effet, non seulement ne cherche-t-on pas à minimiser le prix (ce n'est pas notre argent après tout), mais, naturellement, celui qui dépense n'est pas non plus en mesure de maximiser le résultat (même avec de bonnes intentions, encore une fois).
Malheureusement, la catégorie #4 englobe toutes les dépenses du gouvernement. Un fonctionnaire n'a ni la motivation, ni l'intérêt, ni la conséquence, ni la compétence qui le pousse à minimiser une dépense dans le but de maximiser le résultat. Non seulement n'a-t-il aucun intérêt personnel à miniser le coût, il n'a pas, non plus, de réelle motivation à maximiser le résultat. Ou encore, sa motivation sera présente, mais qui peut savoir ce qui est réellement bon pour des inconnus?
Quand Québec Solidaire demande une plus grande répartition de la richesse en augmentant les impôts pour la distribuer aux plus pauvres, le parti veut augmenter les dépenses de la société dans la catégorie #4.
L'enfer est pavé de bonnes intentions
L'intention est bonne, mais les résultats, eux, risquent d'être très decevants. La conséquence: la pauvreté ne diminuera probablement pas. Elle pourrait augmenter, au contraire, car non seulement la distribution de l'impôt vers les pauvres n'atteindra pas les objectifs fixés (incapacité à maximiser le résultat), non seulement le coût des programmes qui seront mis en place seront élevés (incapacité à minimiser le coût), mais en plus, la surtaxation des mieux nantis risque de nuire fortement à l'économie, d'entraîner la fuite de capitaux vers l'extérieur de la province et de nuire à l'investissement, générateur de richesses.
L'Enfer est pavé de bonnes intentions et c'est là que nous mèneraient Françoise David et Amir Khadir s'ils avaient la moindre chance d'être élus.
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Pascal Soucy
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14 h 07
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Libellés : la vertu est dans les résultats
Conduire une hybride, un geste environnemental?
Which cars are the greenest? You'd be surprised
Exemple parfait de vertu mal placée. Certains écologistes, souvent des yuppies en moyens avec de bonnes intentions, achètent des voitures hybrides en regardant la consommation d'essence réduite, sans pousser plus loin l'analyse de leur choix.
J'ai toujours eu la vague impression que la réalité en termes de coûts énergétiques devait être moins reluisante que celle fournie par le nombre de l/100km consommés. En voici maintenant la preuve.
Bien sûr, la technologie va évoluer, le nombre de voitures hybrides vendues va augmenter et le coût énergétique global va éventuellement diminuer. Mais qui, parmi les propriétaires de voitures hybrides, est réellement conscient que sa voiture consommera, durant la durée de sa vie, beaucoup plus d'énergie que la plupart des voitures ordinaires?
Les exemples de ce genre sont nombreux. La vertu semble naître dans les intentions (acheter une hybride pour réduire les gas à effet de serre), mais elle vit dans les résultats.
Vous voulez aider l'environnement? Achetez un modèle populaire et économique en essence (exemple: Toyota Yaris, Corolla, Camry; Honda Fit, Civic, Accord, etc.). Ces voitures vont, en fin de compte, probablement vous donner moins de CO2 pour votre argent. Ou mieux encore: prenez l'autobus, le taxi ou utilisez Communauto.
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Pascal Soucy
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Libellés : environnement, la vertu est dans les résultats
La vertu n'est pas le monopole de la gauche
L'environnement est une question qui vous préocuppe?
Vous souhaitez éliminer la pauvreté dans le monde?
Pacifique, vous êtes contre la guerre?
L'éducation vous tient à coeur?
Vous aimeriez une meilleure répartition de la richesse dans la société?
L'égalité entre les hommes et les femmes vous semble importante?
Vous souhaitez que la population ait un plus grand rôle à jouer dans les choix de société?
Vous voulez plus de liberté, d'égalité et de droits pour tous?
Moi aussi! Et c'est pourquoi je suis de droite.
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Pascal Soucy
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13 h 38
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Libellés : la vertu est dans les résultats