La liberté de choisir soi-même demeure l'option la plus efficace
Milton Friedman, prix Nobel d'économie décédé en 2006, un des fondateurs du néolibéralisme et donc, ennemi selon la Gauche, classait les dépenses d'argent en quatre catégories:
1) Son propre argent dépensé pour soi
2) Son propre argent dépensé pour les autres
3) L'argent des autres dépensé pour soi
4) L'argent des autres dépensé pour les autres
Il disait que la manière la plus efficace de dépenser était l'option #1. En effet, lorsqu'une personne dépense de l'argent qui lui appartient, il a tendance à miniser le coût (afin de conserver son pouvoir d'achat avec l'argent qui lui restera). De plus, comme l'argent est dépensé pour lui-même, il cherchera également à maximiser le résultat, car il en sera le bénéficiaire.
La catégorie #2 n'est pas la pire, mais dans ce cas, la personne qui dépense cherchera moins à maximiser les résultats. C'est le cas lorsque vous achetez un cadeaux de Noël à un ami: vous chercherez probablement en avoir pour votre argent, mais il n'est pas certain que vous maximisiez le plaisir ou l'utilité du cadeau que recevra votre ami (pas que l'intention soit mauvaise, mais peut-être qu'au fond, vous ne connaissez pas les goûts ou les besoins de votre ami)
La catégorie #3 est une catégorie qui, en pratique, regroupe peu de dépenses.
Ils veulent notre bien avec notre argent
Finalement, la catégorie #4 est la pire d'entre toutes. En effet, non seulement ne cherche-t-on pas à minimiser le prix (ce n'est pas notre argent après tout), mais, naturellement, celui qui dépense n'est pas non plus en mesure de maximiser le résultat (même avec de bonnes intentions, encore une fois).
Malheureusement, la catégorie #4 englobe toutes les dépenses du gouvernement. Un fonctionnaire n'a ni la motivation, ni l'intérêt, ni la conséquence, ni la compétence qui le pousse à minimiser une dépense dans le but de maximiser le résultat. Non seulement n'a-t-il aucun intérêt personnel à miniser le coût, il n'a pas, non plus, de réelle motivation à maximiser le résultat. Ou encore, sa motivation sera présente, mais qui peut savoir ce qui est réellement bon pour des inconnus?
Quand Québec Solidaire demande une plus grande répartition de la richesse en augmentant les impôts pour la distribuer aux plus pauvres, le parti veut augmenter les dépenses de la société dans la catégorie #4.
L'enfer est pavé de bonnes intentions
L'intention est bonne, mais les résultats, eux, risquent d'être très decevants. La conséquence: la pauvreté ne diminuera probablement pas. Elle pourrait augmenter, au contraire, car non seulement la distribution de l'impôt vers les pauvres n'atteindra pas les objectifs fixés (incapacité à maximiser le résultat), non seulement le coût des programmes qui seront mis en place seront élevés (incapacité à minimiser le coût), mais en plus, la surtaxation des mieux nantis risque de nuire fortement à l'économie, d'entraîner la fuite de capitaux vers l'extérieur de la province et de nuire à l'investissement, générateur de richesses.
L'Enfer est pavé de bonnes intentions et c'est là que nous mèneraient Françoise David et Amir Khadir s'ils avaient la moindre chance d'être élus.
28 juillet 2007
Comment dépenser vertueusement l'argent selon Friedman
Publié par
Pascal Soucy
à
14 h 07
Libellés : la vertu est dans les résultats
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire