Frais de scolarités bas = médiocrité
Le fait que les frais de scolarité universitaires soient peu élevés favorise la médiocrité.
Cette phrase vous étonne?
Comparez comment les choses se passent aux États-Unis à ce qui se passe ici, au Québec.
Aux États-Unis, une année de scolarité universitaire peut coûter de 10,000 à 20,000$. C'est sans compter les autres frais, comme l'hébergement. Il faut savoir aussi que beaucoup de grands campus américains sont situés à l'extérieur des grands centres. Donc, étudier à l'université aux États-Unis, ça coûte cher.
Vous croyez donc que les étudiants doivent avoir un emploi à temps partiel pour payer ces frais? Que seuls quelques favorisés ont accès aux études? C'est faux.
Seulement, l'importance des études universitaires chez nos voisins n'est pas la même qu'ici. Ici, l'université est quasi-gratuite. Habitués à voir l'état tout régler, les parents se sont déresponsabilisés. Prêts et bourses, frais de scolarité peu élevés, universités localisés dans tous les grands centres urbains du Québec, étudier ne coûte pas cher.
Des choix de carrière effectués en cinq minutes
Si ton enfant rate un cours, ce n'est pas grave. Au pire, il passera une session de plus sur les bancs. De toute façon, ça ne coûte pas cher. Il peut même changer de programme en cours de route. Pourquoi prendre nos responsabilités lorsqu'il a 15 ou 16 ans afin de l'orienter vers une profession qui l'intéresse? Qu'il choisisse quelque chose au pif. La première année universitaire, c'est un gros party de toute façon. Entre deux brosses, il pourra choisir son avenir.
Le Cégep, qui était supposé justement permettre une transition entre la "petite" école et l'université, n'est finalement plus qu'une extension du secondaire, à la différence que les jeunes sont souvent en dehors du giron parental, de sorte qu'ils goûter à la gratuité scolaire combinée à la liberté absolue sans responsabilités, ce qui génère de nombreux échecs scolaires, des changements de programme à n'en plus finir.
Quand les choix de carrière sont fait autant à la légère, s'étonne-t-on que tant de jeunes retournent à l'université à 30 ans après moins d'une dizaine d'années de carrière?
Valeur monétaire = valorisation des études supérieures
Dans un système utilisateur payeur, où les frais de scolarité sont plus élevés, je vous garantie que les études seraient prises plus au sérieux. Les parents prendraient leurs responsabilités, car après tout, c'est leur investissement qui est en jeu. Les étudiants ne voudront pas échouer un cours et faire payer une note élevée à leurs parents.
Les choix de carrière se feront plus rigoureusement, plus jeunes, car le coût des études justifiera une réflexion plus poussée. Beaucoup vont cesser d'étudier dans une profession "des fois que j'aimerais ça". Les études supérieures seraient à nouveau valorisées. Les étudiants comprendraient à nouveau que posséder un diplôme universitaire constitue avant tout un privilège, et non pas un droit.
08 septembre 2007
Le cycle d'une éducation médiocre
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Jean Lavertu
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Libellés : éducation, faire payer les autres, la vertu est dans les résultats
05 septembre 2007
Les frais de scolarité doivent augmenter
La rentrée est arrivée et le débat débute: les frais de scolarité doivent-ils augmenter au Québec, oui ou non, et les étudiants feront-ils la grève.
Il est dommage que les étudiants n'aient pas été mieux éduqués sur le fonctionnement de l'économie. Car la gestion socialiste de notre système d'éducation au Québec a créé un réseau universitaire qui, quand on se compare aux autres universités nord-américaines, est pitoyable.
Deux faussetés sont véhiculées par la gauche à propos des frais de scolarité:
- Les frais de scolarité peu élevés permettent une plus grande accessibilité aux universités, et, avec pour corrolaire, un taux de diplomation plus élevé.
- En choisissant de réduire les impôts plutôt que de geler les frais de scolarité, la société choisit de ne pas miser sur l'éducation.
Pourtant, les statistiques démontrent le contraire. Le Québec n'a pas un taux de diplomation universitaire réjouissant en Amérique du Nord et ce, malgré les frais de scolarité les moins élevés. D'autre part, les régions dont les impôts sont moins élevés ont un système universitaire en bien meilleur état que le nôtre.
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Jean Lavertu
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27 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère (3)
Privatiser Hydro-Québec
Voilà bien une mesure qui risque d'être impopulaire, même auprès de la droite.
Plusieurs soutiennent que la valeur d'Hydro-Québec, une fois privatisée, serait plus grande que la dette du Québec (voir, par exemple, cet article). C'est sans compter les impôts que le gouvernement prélèverait sur les profits de la nouvelle entité privée, sur une meilleure efficacité de nouveaux gestionnaires privés qui créerait de l'emploi (et donc des impôts), des profits (et donc des impôts), ainsi qu'une création de richesse sous forme de plus value des actionnaires (et donc des impôts).
Pour cela, toutefois, il faut sacrifier les prix de l'électricité qui sont présentement subventionnés. Un bénéfice collatéral est au niveau environnemental: des tarifs d'électricité plus élevés encourageraient l'économie d'énergie. Cette économie se traduirait par des exportations accrues vers les États-Unis.
Voici ma suggestion:
- Privatiser Hydro-Québec et le fractionner en plusieurs parties vendues aux enchères, afin de permettre la compétition. Faire en sorte que la majorité de ce qui était Hydro-Québec soit sous contrôle canadien
- Rembourser la dette
- Obliger l'acheteur d'Hydro-Québec à continuer à fournir en électricité toutes les régions du Québec présentement désservies au même tarif unique
- Laisser le privé s'entendre avec les autochtones pour les droits territoriaux et n'intervenir que lorsque c'est strictement nécessaire
- Échanger des droits d'exploitation des rivières en échange d'investissements (par exemple, dans l'éolien)
Les avantages:
- La dette est effacée. La perte des dividendes d'Hydro est remplacé par les frais d'intérêt de la dette annulés
- Création de plusieurs compagnies hydro-électriques québécoises qui auraient le potentiel de devenir de gros joueurs sur le marché international, d'investir à l'étranger et de développer une expertise dans plusieurs domaines de l'énergie
- Le privé étant plus efficace que le gouvernement à gérer des entreprises, il est quasi garanti que le potentiel hydro-électrique du Québec serait mieux exploité
- Au plan environnemental, les québécois ne gaspilleraient plus autant d'électricité, eux qui en sont un des plus gros consommateurs per capita en Amérique du Nord et donc, au monde
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Jean Lavertu
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23 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère (2)
Pour de meilleures universités
Les frais de scolarité doivent augmenter. Le discours de la gauche sur les frais de scolarité est un autre exemple de contradiction. D'une part, les gauchistes veulent de meilleures universités et investir dans l'éducation. Cela est fort louable: l'éducation, particulièrement au niveau universitaire dans les spécialisations, permet de préparer nos jeunes à des carrières prometteuses dans des emplois spécialisés. Investir dans l'éducation est donc logique et certainement une façon de garantir la prospérité future du Québec. Mais pourquoi donc refuser l'augmentation des frais de scolarité, alors?
Où prendre l'argent?
Évidemment, cette gauche agit par la pensée magique: elle voudrait que le gouvernement investisse davantage, mais pas que les étudiants (ou plutôt, leurs parents, comme il se devrait) fassent leur part. Mais avec quel argent? En coupant dans la santé? Dans l'environnement? Dans les cégeps? Les écoles primaires? Les garderies à 7$? En augmentant les impôts et en étouffant l'économie?
Les faibles frais de scolarité n'augmentent pas la diplomation
L'argument principal avancé par les tenants de la gratuité scolaire est que l'accès à l'université doit être accessible à tous. Pourtant, le Québec ne fait pas particulièrement bien au niveau du taux de diplomation universitaire. Les comparaisons avec l'Alberta ou les États-Unis, par exemple, ne démontrent aucunement que la quasi-gratuité augmente la diplomation universitaire.
Alors si les frais de scolarité bas ne garantissent pas un taux de diplomation élevé, qu'est-ce qui justifie le gel des frais de scolarités? On me répondra alors qu'au moins, la gratuité garantit l'égalité des chances, c'est-à-dire que les jeunes de milieux pauvres ont autant de chance que les gens des milieux riches d'obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, les études démontrent que malgré les prêts et bourse, malgré les frais de scolarité peu élevés au Québec, l'obtention de diplômes universitaires se fait majoritairement par des jeunes de la classe moyenne et de milieux aisés. Le taux de diplomation devient particulièrement élevé chez les jeunes de milieux aisés.
Le gel des frais de scolarité profitent davantage aux riches
Ainsi, les subventions versées aux universités profitent surtout aux riches. Cette conclusion pourrait en surprendre plus d'un, surtout au niveau de la gauche. Pourquoi, dans ce cas, ne pas laisser monter les frais de scolarité et augmenter les prêts et bourse pour compenser afin que les jeunes de milieux pauvres puissent étudier à l'université?
Favoriser la compétition entre les universités
C'est connu, tout monopole engendre de la paresse et de l'inefficacité. Le remède contre les monopoles, c'est la compétition. On ne peut pas dire que les universités soient des monopoles, mais c'est tout comme, car il n'y a pas véritablement de culture de compétition entre elles.
La compétition peut être vue comme élitiste. D'autres diront que la compétition entre les universités n'a pas sa place étant donné l'enjeu: la formation des futurs travailleurs. Pourtant, je suis persuadé que la société québécoise se porterait mieux, que le niveau dans les universités serait meilleur et que nos jeunes seraient mieux formés si les universités étaient davantage en compétition entre elles.
Aussi, je crois que les frais de scolarité devrait être définies par les universités elles-mêmes. Si une université décide d'augmenter ses frais de scolarité pour offrir, disons, un mois de cours supplémentaire, ou encore, pour acheter les meilleurs équipements d'une spécialité, pourquoi l'empêcherions-nous? Si une université décide que les frais de scolarité en médecine seront plus élevés que, disons, en théologie, afin de représenter les coûts réels des formations respectives, par quelle logique devons-nous empêcher cela?
D'autres universités choisiront quant à elles de se démarquer par des frais de scolarité peu élevés, tout en essayant d'offrir la meilleure formation possible! C'est ça, la compétition: c'est d'offrir davantage de choix, autant aux clients, les étudiants, qu'à ceux qui offrent le service, les universités.
La liberté de choisir, ça aussi c'est une belle valeur... de droite!
La liberté est une valeur souvent proclamée par la gauche, mais la plupart du temps, les mesures gauchistes se traduisent par une réduction de la liberté de choisir. Quand le gouvernement prélève des impôts, il dépense en notre nom: on ne choisit donc pas comment on dépense son argent. En offrant des garderies à 7$ homologuées par le gouvernement, une fois de plus, une mesure de gauche entrave le libre-choix des citoyens dans la façon dont ils souhaitent gérer la garde de leurs enfants. En universalisant les frais de scolarité et en les gelant, le gouvernement soustrait les québécois au choix d'universités qui correspondent davantage à leurs attentes. Pas étonnant que tant de québécois décident d'aller étudier à l'étranger!
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Jean Lavertu
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Libellés : éducation, gauche contradictoire
21 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère
Je débute aujourd'hui une série d'approches qui pourraient permettre au Québec de demeurer compétitif dans les années à venir, assurer sa prospérité, gérer la dette et éviter les déficits et créer la richesse nécessaire à une société qui réflète les valeurs des québécois.
Initiative 1: Vendre tous les édifices que le gouvernement possède
Le gouvernement n'est pas un entrepreneur, ni un gestionnaire immobilier. Quand le gouvernement possède un immeuble, il doit en faire la gestion, l'entretien, la rénovation et éventuellemen louer les espaces vacants. Dans la réalité, les espaces vacants ne sont pas toujours comblés (souvent par paresse, car personne n'a d'intérêt financier personnel à optimiser l'espace utilisé) et la gestion et l'entretien, effectués par des syndiqués, sont plus chers à réaliser que dans le privé.
Normal, le gouvernement n'est pas efficace dans la gestion d'immeubles, même s'il est le plus grand propriétaire immobilier de la province. Ce n'est en effet pas dans la priorité des ministres de s'assurer que la gestion immobilière des propriétés gouvernementales soit optimale. Par contre, c'est dans l'intérêt de Calloway REIT, de Cominar, de Dundee, de Boardwalk, etc., d'optimiser la gestion des immeubles afin de diminuer les coûts, maximiser l'utilisation et améliorer l'efficacité.
Le gouvernement québécois devrait imiter le gouvernement canadien, qui vient de vendre des immeubles pour une valeur de $1.6 milliard (ce n'est qu'un début) dont il est propriétaire et de les louer à l'entreprise à qui ils ont été vendus.
L'argent obtenu par la vente devrait être utilisé immédiatement afin de rembourser la dette. Un exemple d'immeuble particulièrement inutile dont le gouvernement québécois est propriétaire: Place Québec, un centre commercial en décrépitude situé au centre-ville de Québec.
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Jean Lavertu
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08 h 01
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