Pour de meilleures universités
Les frais de scolarité doivent augmenter. Le discours de la gauche sur les frais de scolarité est un autre exemple de contradiction. D'une part, les gauchistes veulent de meilleures universités et investir dans l'éducation. Cela est fort louable: l'éducation, particulièrement au niveau universitaire dans les spécialisations, permet de préparer nos jeunes à des carrières prometteuses dans des emplois spécialisés. Investir dans l'éducation est donc logique et certainement une façon de garantir la prospérité future du Québec. Mais pourquoi donc refuser l'augmentation des frais de scolarité, alors?
Où prendre l'argent?
Évidemment, cette gauche agit par la pensée magique: elle voudrait que le gouvernement investisse davantage, mais pas que les étudiants (ou plutôt, leurs parents, comme il se devrait) fassent leur part. Mais avec quel argent? En coupant dans la santé? Dans l'environnement? Dans les cégeps? Les écoles primaires? Les garderies à 7$? En augmentant les impôts et en étouffant l'économie?
Les faibles frais de scolarité n'augmentent pas la diplomation
L'argument principal avancé par les tenants de la gratuité scolaire est que l'accès à l'université doit être accessible à tous. Pourtant, le Québec ne fait pas particulièrement bien au niveau du taux de diplomation universitaire. Les comparaisons avec l'Alberta ou les États-Unis, par exemple, ne démontrent aucunement que la quasi-gratuité augmente la diplomation universitaire.
Alors si les frais de scolarité bas ne garantissent pas un taux de diplomation élevé, qu'est-ce qui justifie le gel des frais de scolarités? On me répondra alors qu'au moins, la gratuité garantit l'égalité des chances, c'est-à-dire que les jeunes de milieux pauvres ont autant de chance que les gens des milieux riches d'obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, les études démontrent que malgré les prêts et bourse, malgré les frais de scolarité peu élevés au Québec, l'obtention de diplômes universitaires se fait majoritairement par des jeunes de la classe moyenne et de milieux aisés. Le taux de diplomation devient particulièrement élevé chez les jeunes de milieux aisés.
Le gel des frais de scolarité profitent davantage aux riches
Ainsi, les subventions versées aux universités profitent surtout aux riches. Cette conclusion pourrait en surprendre plus d'un, surtout au niveau de la gauche. Pourquoi, dans ce cas, ne pas laisser monter les frais de scolarité et augmenter les prêts et bourse pour compenser afin que les jeunes de milieux pauvres puissent étudier à l'université?
Favoriser la compétition entre les universités
C'est connu, tout monopole engendre de la paresse et de l'inefficacité. Le remède contre les monopoles, c'est la compétition. On ne peut pas dire que les universités soient des monopoles, mais c'est tout comme, car il n'y a pas véritablement de culture de compétition entre elles.
La compétition peut être vue comme élitiste. D'autres diront que la compétition entre les universités n'a pas sa place étant donné l'enjeu: la formation des futurs travailleurs. Pourtant, je suis persuadé que la société québécoise se porterait mieux, que le niveau dans les universités serait meilleur et que nos jeunes seraient mieux formés si les universités étaient davantage en compétition entre elles.
Aussi, je crois que les frais de scolarité devrait être définies par les universités elles-mêmes. Si une université décide d'augmenter ses frais de scolarité pour offrir, disons, un mois de cours supplémentaire, ou encore, pour acheter les meilleurs équipements d'une spécialité, pourquoi l'empêcherions-nous? Si une université décide que les frais de scolarité en médecine seront plus élevés que, disons, en théologie, afin de représenter les coûts réels des formations respectives, par quelle logique devons-nous empêcher cela?
D'autres universités choisiront quant à elles de se démarquer par des frais de scolarité peu élevés, tout en essayant d'offrir la meilleure formation possible! C'est ça, la compétition: c'est d'offrir davantage de choix, autant aux clients, les étudiants, qu'à ceux qui offrent le service, les universités.
La liberté de choisir, ça aussi c'est une belle valeur... de droite!
La liberté est une valeur souvent proclamée par la gauche, mais la plupart du temps, les mesures gauchistes se traduisent par une réduction de la liberté de choisir. Quand le gouvernement prélève des impôts, il dépense en notre nom: on ne choisit donc pas comment on dépense son argent. En offrant des garderies à 7$ homologuées par le gouvernement, une fois de plus, une mesure de gauche entrave le libre-choix des citoyens dans la façon dont ils souhaitent gérer la garde de leurs enfants. En universalisant les frais de scolarité et en les gelant, le gouvernement soustrait les québécois au choix d'universités qui correspondent davantage à leurs attentes. Pas étonnant que tant de québécois décident d'aller étudier à l'étranger!
23 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère (2)
Publié par
Jean Lavertu
à
07 h 40
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Libellés : éducation, gauche contradictoire
21 août 2007
10 initiatives pour un Québec prospère
Je débute aujourd'hui une série d'approches qui pourraient permettre au Québec de demeurer compétitif dans les années à venir, assurer sa prospérité, gérer la dette et éviter les déficits et créer la richesse nécessaire à une société qui réflète les valeurs des québécois.
Initiative 1: Vendre tous les édifices que le gouvernement possède
Le gouvernement n'est pas un entrepreneur, ni un gestionnaire immobilier. Quand le gouvernement possède un immeuble, il doit en faire la gestion, l'entretien, la rénovation et éventuellemen louer les espaces vacants. Dans la réalité, les espaces vacants ne sont pas toujours comblés (souvent par paresse, car personne n'a d'intérêt financier personnel à optimiser l'espace utilisé) et la gestion et l'entretien, effectués par des syndiqués, sont plus chers à réaliser que dans le privé.
Normal, le gouvernement n'est pas efficace dans la gestion d'immeubles, même s'il est le plus grand propriétaire immobilier de la province. Ce n'est en effet pas dans la priorité des ministres de s'assurer que la gestion immobilière des propriétés gouvernementales soit optimale. Par contre, c'est dans l'intérêt de Calloway REIT, de Cominar, de Dundee, de Boardwalk, etc., d'optimiser la gestion des immeubles afin de diminuer les coûts, maximiser l'utilisation et améliorer l'efficacité.
Le gouvernement québécois devrait imiter le gouvernement canadien, qui vient de vendre des immeubles pour une valeur de $1.6 milliard (ce n'est qu'un début) dont il est propriétaire et de les louer à l'entreprise à qui ils ont été vendus.
L'argent obtenu par la vente devrait être utilisé immédiatement afin de rembourser la dette. Un exemple d'immeuble particulièrement inutile dont le gouvernement québécois est propriétaire: Place Québec, un centre commercial en décrépitude situé au centre-ville de Québec.
Publié par
Jean Lavertu
à
08 h 01
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