27 août 2007

10 initiatives pour un Québec prospère (3)

Privatiser Hydro-Québec
Voilà bien une mesure qui risque d'être impopulaire, même auprès de la droite.

Plusieurs soutiennent que la valeur d'Hydro-Québec, une fois privatisée, serait plus grande que la dette du Québec (voir, par exemple, cet article). C'est sans compter les impôts que le gouvernement prélèverait sur les profits de la nouvelle entité privée, sur une meilleure efficacité de nouveaux gestionnaires privés qui créerait de l'emploi (et donc des impôts), des profits (et donc des impôts), ainsi qu'une création de richesse sous forme de plus value des actionnaires (et donc des impôts).

Pour cela, toutefois, il faut sacrifier les prix de l'électricité qui sont présentement subventionnés. Un bénéfice collatéral est au niveau environnemental: des tarifs d'électricité plus élevés encourageraient l'économie d'énergie. Cette économie se traduirait par des exportations accrues vers les États-Unis.

Voici ma suggestion:

  • Privatiser Hydro-Québec et le fractionner en plusieurs parties vendues aux enchères, afin de permettre la compétition. Faire en sorte que la majorité de ce qui était Hydro-Québec soit sous contrôle canadien
  • Rembourser la dette
  • Obliger l'acheteur d'Hydro-Québec à continuer à fournir en électricité toutes les régions du Québec présentement désservies au même tarif unique
  • Laisser le privé s'entendre avec les autochtones pour les droits territoriaux et n'intervenir que lorsque c'est strictement nécessaire
  • Échanger des droits d'exploitation des rivières en échange d'investissements (par exemple, dans l'éolien)

Les avantages:

  • La dette est effacée. La perte des dividendes d'Hydro est remplacé par les frais d'intérêt de la dette annulés
  • Création de plusieurs compagnies hydro-électriques québécoises qui auraient le potentiel de devenir de gros joueurs sur le marché international, d'investir à l'étranger et de développer une expertise dans plusieurs domaines de l'énergie
  • Le privé étant plus efficace que le gouvernement à gérer des entreprises, il est quasi garanti que le potentiel hydro-électrique du Québec serait mieux exploité
  • Au plan environnemental, les québécois ne gaspilleraient plus autant d'électricité, eux qui en sont un des plus gros consommateurs per capita en Amérique du Nord et donc, au monde