Léo-Paul Lauzon souhaite la création d'un «Pétro-Québec»
Ironique comparaison
Ainsi, Léo-Paul Lauzon propose maintenant la création d'une entité gouvernementale pétrolière, un Pétro-Québec. Je trouve amusant qu'il choisisse comme comparaison Pétro-Canada.
Dans l'article, on mentionne que les revenus totaux de Petro-Canada ont été de 5,48 milliards$. C'est bien, mais on ne mentionne pas que Petro-Canada est une entité 100% privé.
Ça n'a pas toujours été le cas, toutefois. Et Pétro-Canada est l'exemple parfait du pourquoi le gouvernement ne doit pas se mettre à gérer des entreprises.
Je me souviens
M. Lauzon a-t-il oublié que les contribuables canadiens ont perdu plus de 5 milliards de dollars dans Petro-Canada, et que les profits ont commencé à apparaître APRÈS que le gouvernement se soit départi de ses actions et ait cessé de s'immiscer dans les affaires de la compagnie?
Le gouvernement n'est pas un entrepreneur
Il se trouve qu'aujourd'hui, le gouvernement fédéral fait beaucoup plus d'argent avec les impôts sur les profits de Pétro-Canada, ainsi que sur les revenus de dividende que les canadiens actionnaires reçoivent, qu'il n'en aurait jamais fait en continuant à gérer lui-même la compagnie ou à la faire gérer par des amis du parti au pouvoir.
Ajout, 21h20:
Une gauche en contradiction
La gauche se retrouve en pleine contradiction avec le genre de proposition de M. Lauzon. Cette contradiction est similaire à celle de Québec Solidaire qui souhaite conserver les prix de l'électricité bas.
En effet, ce que propose Lauzon, c'est, ni plus ni moins, de subventionner le pétrole à la pompe (en effet, il pense pouvoir refiler les profits au consommateur sous la forme d'essence moins chère). Il s'agit d'une proposition au potentiel populaire, mais qui est en contradiction avec une valeur généralement partagée par la gauche: l'écologie.
Faire baisser les prix avec Pétro-Québec, c'est encourager la consommation d'une source d'énergie polluante en utilisant les ressources du gouvernement. Pas fort, fort, comme idée. On sait pourtant que les prix bas encouragent l'utilisation de véhicules plus gros (comme aux États-Unis), alors que des prix élevés à la pompe à l'effet contraire (comme en Europe). Mais les gauchistes, comme avec l'électricité subventionnée qui encourage le gaspillage d'énergie, semble très bien vivre avec cette flagrante contradiction dans leurs vertus.
30 juillet 2007
Petro-Quebec
Publié par
Jean Lavertu
à
17 h 54
Libellés : gauche contradictoire, gouvernement inefficace
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3 commentaires:
"Il se trouve qu'aujourd'hui, le gouvernement fédéral fait beaucoup plus d'argent avec les impôts sur les profits de Pétro-Canada, ainsi que sur les revenus de dividende que les canadiens actionnaires reçoivent, qu'il n'en aurait jamais fait en continuant à gérer lui-même la compagnie ou à la faire gérer par des amis du parti au pouvoir."
Je suis curieux, as-tu les chiffres ?
Je suis d'accord que faire baisser les prix de l'essence n'est pas une solution. La base du problème d'augmentation du prix de l'essence en Amérique est l'absence de nouvelle raffinerie sur le marché depuis 1970. Comme les grands groupes pétroliers possèdent aussi les raffineries. Ils n'ont aucun avantage à en contruire de nouvelles (c'est un énorme investissement de plusieurs milliards), ils créent ainsi une rareté artificielle (comme De Beer avec les diamants) et ainsi augmentent leurs profits. Si je voulais faire de quoi, j'ouvrirais plutôt une nouvelle raffinerie qui pourrait offrir de l'essence bon marché aux détaillants indépendents. Et je rajouterais une taxe du carbone sur l'essence. La taxe serait investi dans un fond "vert" pour financer des projets d'énergie renouvellable en région. Ceci de façon progressive afin de permettre aux gens d'ajuster leur style de vie (peut être repenser au concept d'aller habiter à plus de 50km de son travail et de voyager seul à chaque jour dans un lincoln navigator pour se rendre au travail).
De toute façon, l'ère du pétrole bon marché s'achève. Le "peak oil" (augmentation de la demande dépasse augmentation de la production qui va bientôt décliner) va faire en sorte d'augmenter le prix du pétrole pour les années à venir, alors vaut mieux si faire et ajuster notre style de vie. Les européens ne sont pas mort de payer une fortune pour l'essence, ça rend seulement l'option transport en commun encore plus attrayante.
Ta suggestion me semble déjà plus intéressante que celle de M. Lauzon.
Toutefois, je ne crois pas que ce soit au gouvernement à ouvrir cette raffinerie.
La question qui se pose, c'est pourquoi le marché ne fait pas en sorte que ces raffineries se construisent? Si rareté il y a, les marges de profit doivent être également là (au raffinage) et un projet de raffinerie devrait être profitable.
Les capitaux, les pétrolières n'en manquent pas, ce sont parmi les compagnies qui génèrent le plus de cash flow au monde. Souvent, elles ne savent pas quoi faire avec leur capital et elles les retourne aux actionnaires sous forme de rachat d'action.
Je n'ai pas les chiffres exacts pour les impôts payés par Pétro-Canada. Tout ce que j'ai, c'est qu'elle a fait des profits de 2.1 milliards en 2006 et qu'elle a versé 900 millions en impôts aux deux palliers de gouvernement.
Au moment où le gouvernement fédéral a commencé à privatiser Pétro-Canada en 1989, elle encaissait des pertes de 265 millions cette année-là.
Est-ce un hasard ou le fait que la compagnie était mal gérée malgré son potentiel? Chose certaine, les profits et la valeur de la compagnie ont commencé à apparaître, peu à peu, pour culminer en 2005 lorsque le gouvernement a vendu ses dernières actions.
@ jean LAvertu !
Ah oui quelle compagnie a été la pioniere dans la recherche sur les sables bitimuneux lorsque le rpix du baril était bas ?
taddammm pétro canada ! pas exxon ni shell .... ca tu oublie de le dire quand tu parles de perte !
nos politiciens ( qui soient ou liberaux ) ont eu une vision a cout terme du probleme ( sauf trudeau)
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