Un autre cas spectaculaire de contradiction de la gauche concerne les relations qu'ils entretiennent avec les pays en voie de développement.
Un cycle typique de contradiction
Habituellement, le cycle de contradiction de la gauche suit les étapes suivantes:
1) On prétend qu'on exploite la population du pays concerné (exemple: "n'as-tu pas honte d'acheter ce vêtement fabriqué en Chine par des enfants exploités et qui ont faim?")
2) Les pays concernés améliorent leurs conditions de vie, les travailleurs deviennent qualifiés, les gouvernements ont de l'argent à investir, de sorte que la gauche craint la délocalisation et les pertes d'emploi ("bientôt, même Bombardier va faire construire des avions en Chine").
3) Le protectionnisme se met de la partie afin de limiter les délocalisations ("les chinois ne respectent pas les lois internationales, imposons une taxe à l'importation")
4) des dommages importants sont causés aux deux pays ("l'augmentation des prix des produits importés de Chine, causés par les dernières taxes d'importation, ont contribué à une augmentation de l'inflation de 3% cette année. La réserve fédérale se verra donc dans l'obligation de rehausser les taux d'intérêt d'au moins 1 point d'ici l'automne prochain. Cela fait craindre encore davantage pour l'économie, le marché hypothécaire américain étant en fort déclin depuis deux ans. Du côté chinois, on remarque la fermeture de plusieurs usines et la perte de centaines d'emplois. Des milliers de famille chinoise se retrouvent sans emploi et sans revenus").
Les contradictions de cette nature ne proviennent pas d'un manque d'intelligence des gauchistes ou encore de leur incapacité même à voir cette contradiction.
Le libre-marché et la stabilité des signaux, seuls capables de garantir une économie prospère
La contradiction provient du fait que les objectifs visés sont incompatibles avec les moyens utilisés. Imposer des taxes d'importation est un moyen inefficace de protéger les emplois locaux. Car non seulement les emplois finissent par partir de toute façon, mais en plus, les signaux contradictoires envoyés au marché causent des torts importants aux économies des parties impliquées.
Quant aux travailleurs chinois exploités, c'est au gouvernement chinois que les gauchistes devraient demander des comptes. Peut-être que ce gouvernement leur expliquerait qu'il a compris que la seule façon de faire prospérer la Chine, c'est en acceptant que les travailleurs aient de moins bonnes conditions maintenant, mais profiter de la prospérité pour ensuite investir dans l'éducation, dans des industries où les conditions sont meilleures pour les travailleurs, dans les infrastructures, etc.
Et c'est exactement ce qui est en train de se produire en Chine: prospère, elle fait maintenant peur à la gauche et aux syndicats qui veulent protéger les emplois locaux.
Soudainement, les conditions de travail et de vie en Chine sont moins importants pour nos gauchistes, pris en flagrant délit de... contradiction.
04 août 2007
La gauche et la contradiction chinoise
Publié par
Jean Lavertu
à
09 h 51
Libellés : gauche contradictoire, la vertu est dans les résultats
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire