La rentrée est arrivée et le débat débute: les frais de scolarité doivent-ils augmenter au Québec, oui ou non, et les étudiants feront-ils la grève.
Il est dommage que les étudiants n'aient pas été mieux éduqués sur le fonctionnement de l'économie. Car la gestion socialiste de notre système d'éducation au Québec a créé un réseau universitaire qui, quand on se compare aux autres universités nord-américaines, est pitoyable.
Deux faussetés sont véhiculées par la gauche à propos des frais de scolarité:
- Les frais de scolarité peu élevés permettent une plus grande accessibilité aux universités, et, avec pour corrolaire, un taux de diplomation plus élevé.
- En choisissant de réduire les impôts plutôt que de geler les frais de scolarité, la société choisit de ne pas miser sur l'éducation.
Pourtant, les statistiques démontrent le contraire. Le Québec n'a pas un taux de diplomation universitaire réjouissant en Amérique du Nord et ce, malgré les frais de scolarité les moins élevés. D'autre part, les régions dont les impôts sont moins élevés ont un système universitaire en bien meilleur état que le nôtre.
2 commentaires:
Deux questions :
a)
« la gestion socialiste de notre système d'éducation au Québec a créé un réseau universitaire qui, quand on se compare aux autres universités nord-américaines, est pitoyable. »
Qu'elles sont les sources.
b) Pourquoi dire que « Le Québec n'a pas un taux de diplomation universitaire réjouissant en Amérique du Nord », alors que lorsqu'on observe le nombre d'année d'études post-secondaire, le Québec arrive premier?
Merci pour les réponses, ça m'aide toujours dans mes réflexions.
Amicalement, GL
Guillaume,
Je ne peux pas donner des sources pour toute affirmation que je fais.
Mais pour cette fois-ci...
Source: Institut de la statistique du Gouvernement du Québec (http://www.stat.gouv.qc.ca/salle-presse/communiq/2007/mars/mars0722a.htm)
Extrait: [...] Malgré les progrès accomplis, la part des titulaires d’un grade universitaire dans la population des 15 ans et plus demeure moindre au Québec (17,0 %) qu’en Ontario (20,2 %), en 2005 comme en 1990. [...]
(Note: Si l'accessibilité est si bonne au Québec, pourquoi un plus faible taux de diplômes universitaires qu'en Ontario?)
[...] De 1990 à 2005, au Québec comme au Canada, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, le taux d’emploi des titulaires d’un grade universitaire subit une tendance à la baisse. C’est au Québec que le taux d’emploi des titulaires d’un grade universitaire fléchit le plus, passant de 82,6 % en 1990 à 75,8 % en 2005.
[...]¸
(Note: si nos universités sont si bonnes, pourquoi un diplôme universitaire au Québec ne permet pas d'obtenir des emplois?)
D'autres sources: OCDE:
(http://titania.sourceoecd.org/vl=21191138/cl=14/nw=1/rpsv/regions_glance/m11-7.htm)
où on voit très bien que le Québec a l'un des taux de diplomation post-secondaire les moins élevés en Amérique du Nord.
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