08 septembre 2007

Le cycle d'une éducation médiocre

Frais de scolarités bas = médiocrité
Le fait que les frais de scolarité universitaires soient peu élevés favorise la médiocrité.

Cette phrase vous étonne?

Comparez comment les choses se passent aux États-Unis à ce qui se passe ici, au Québec.

Aux États-Unis, une année de scolarité universitaire peut coûter de 10,000 à 20,000$. C'est sans compter les autres frais, comme l'hébergement. Il faut savoir aussi que beaucoup de grands campus américains sont situés à l'extérieur des grands centres. Donc, étudier à l'université aux États-Unis, ça coûte cher.

Vous croyez donc que les étudiants doivent avoir un emploi à temps partiel pour payer ces frais? Que seuls quelques favorisés ont accès aux études? C'est faux.

Seulement, l'importance des études universitaires chez nos voisins n'est pas la même qu'ici. Ici, l'université est quasi-gratuite. Habitués à voir l'état tout régler, les parents se sont déresponsabilisés. Prêts et bourses, frais de scolarité peu élevés, universités localisés dans tous les grands centres urbains du Québec, étudier ne coûte pas cher.

Des choix de carrière effectués en cinq minutes
Si ton enfant rate un cours, ce n'est pas grave. Au pire, il passera une session de plus sur les bancs. De toute façon, ça ne coûte pas cher. Il peut même changer de programme en cours de route. Pourquoi prendre nos responsabilités lorsqu'il a 15 ou 16 ans afin de l'orienter vers une profession qui l'intéresse? Qu'il choisisse quelque chose au pif. La première année universitaire, c'est un gros party de toute façon. Entre deux brosses, il pourra choisir son avenir.

Le Cégep, qui était supposé justement permettre une transition entre la "petite" école et l'université, n'est finalement plus qu'une extension du secondaire, à la différence que les jeunes sont souvent en dehors du giron parental, de sorte qu'ils goûter à la gratuité scolaire combinée à la liberté absolue sans responsabilités, ce qui génère de nombreux échecs scolaires, des changements de programme à n'en plus finir.

Quand les choix de carrière sont fait autant à la légère, s'étonne-t-on que tant de jeunes retournent à l'université à 30 ans après moins d'une dizaine d'années de carrière?

Valeur monétaire = valorisation des études supérieures
Dans un système utilisateur payeur, où les frais de scolarité sont plus élevés, je vous garantie que les études seraient prises plus au sérieux. Les parents prendraient leurs responsabilités, car après tout, c'est leur investissement qui est en jeu. Les étudiants ne voudront pas échouer un cours et faire payer une note élevée à leurs parents.

Les choix de carrière se feront plus rigoureusement, plus jeunes, car le coût des études justifiera une réflexion plus poussée. Beaucoup vont cesser d'étudier dans une profession "des fois que j'aimerais ça". Les études supérieures seraient à nouveau valorisées. Les étudiants comprendraient à nouveau que posséder un diplôme universitaire constitue avant tout un privilège, et non pas un droit.

05 septembre 2007

Les frais de scolarité doivent augmenter

La rentrée est arrivée et le débat débute: les frais de scolarité doivent-ils augmenter au Québec, oui ou non, et les étudiants feront-ils la grève.

Il est dommage que les étudiants n'aient pas été mieux éduqués sur le fonctionnement de l'économie. Car la gestion socialiste de notre système d'éducation au Québec a créé un réseau universitaire qui, quand on se compare aux autres universités nord-américaines, est pitoyable.

Deux faussetés sont véhiculées par la gauche à propos des frais de scolarité:

  • Les frais de scolarité peu élevés permettent une plus grande accessibilité aux universités, et, avec pour corrolaire, un taux de diplomation plus élevé.
  • En choisissant de réduire les impôts plutôt que de geler les frais de scolarité, la société choisit de ne pas miser sur l'éducation.

Pourtant, les statistiques démontrent le contraire. Le Québec n'a pas un taux de diplomation universitaire réjouissant en Amérique du Nord et ce, malgré les frais de scolarité les moins élevés. D'autre part, les régions dont les impôts sont moins élevés ont un système universitaire en bien meilleur état que le nôtre.