Depuis quelques années, je suis particulièrement optimiste pour l’avenir du monde. En effet, la droite a décidé de passer à l’action. Depuis des années, la gauche tente de convaincre une droite sceptique d’éliminer la pauvreté, de répartir la richesse, d’aider l’Afrique et de protéger l’environnement.
Si la droite est sceptique, ce n’est pas parce qu’elle ne possède pas de belles valeurs. Elle est sceptique quant aux moyens à adopter pour arriver à des résultats concrets qui vont au-delà des belles intentions.
En effet, les résultats obtenus par les gouvernements dans l’aide humanitaire sont décevants. Malgré la formation d’organismes comme les Nations Unis, il semble que peu de progrès soient réalisés pour aider les plus démunis de la planète.
Cela pourrait être en train de changer
Des philanthropes tels que Warren Buffet et Bill Gates vont appliquer la recette du libre marché aux œuvres caritatives. Je parie qu’ils vont réussir mieux que n’importe quel gouvernement avant eux.
Pour mesurer l’ampleur du mouvement, il faut voir les chiffres. Les Nations Unis ont un budget de 12 milliards. Cela nous donne un ordre de grandeur. La fondation de Bill Gates a présentement environ 30 milliards de dollars US dans ses coffres, de l'argent versé par Bill Gates lui-même et par de nombreux autres donateurs qu'il a convaincu grâce à son enthousiasme et au sérieux de son entreprise.
Un don d'une ampleur incroyable
À cela va s’ajouter 37 milliards US provenant du plus grand don de l’histoire, celui de Warren Buffet. Au total, donc, c’est 67 milliards de dollars qui sont entre les mains de personnes qui savent comment atteindre des résultats. Rappelons que les objectifs principaux de la fondation de Bill Gates sont de favoriser l’éducation et combattre les maladies dans les pays en voie de développement.
Et des milliers d’autres emboîtent le pas. Depuis 1991, le nombre de fondations philanthropiques a doublé.
La plus grande différence entre la philanthropie privée et l’aide des gouvernements, c’est que les fondations comme celles de Bill Gates sont gérées la plupart du temps par le ou les donateurs, qui y consacrent tout leur temps, leur énergie et leur savoir faire. Si Warren Buffet, qui est un investisseur hors pair qui a toujours su dénicher les meilleures compagnies dirigées par les meilleurs gestionnaires, mise sur Bill Gates pour y donner toute sa fortune, j'ai confiance en son flair pour que ce dernier arrive à de grandes réalisations.
Une fondation gérée par un donateur privé fait mieux qu'un fonctionnaire qui dépense au nom de la population
Quand des privés gèrent des fondations, c’est leur argent qu’ils dépensent, ils veulent conséquemment obtenir des résultats. Les mauvaises langues diront que c’est pour soulager leur mauvaise conscience de capitaliste qui a profité toute leurs vies des gains obtenus sur le dos du pauvre monde. C’est tout faux. Warren Buffet vit dans la même maison depuis des décennies, une maison qui vaut moins de 250,000$, et il mène une vie humble et frugale.
Des profits "scandaleux" au service de l'Afrique et des pays en voie de développement
Quand Coca-Cola, American Express et Procter&Gamble (des compagnies qui appartiennent en bonne partie à Buffet via sa compagnie, Berkshire Hathaway) rapportent des profits records et que j’entends la gauche s’insurger contre l’ampleur de ces profits, je souris intérieurement en sachant que ces profits servent en réalité à construire des écoles en Afrique et à chercher des moyens d’éviter la transmission du virus du VIH.
31 juillet 2007
La droite à l’action
Publié par
Jean Lavertu
à
19 h 48
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
5 commentaires:
Encore de la pensée magique. Comment la droite tirerait-elle profit de tels gestes d’altruisme? Bon, je ne dis pas que certains philanthropes n’ont pas de bonnes intentions, mais il s’agit d’une infime minorité des classes sociales aisées.
Appliquer le libre marché aux œuvres caritatives? Ça ne se tient pas, et plusieurs intervenants l’affirment. La logique de la loi de l’offre et de la demande nécessite la réalisation de profits, ce qui désavantagerait nécessairement une partie de la « clientèle » qu’on désirerait aider.
Si les actions de ces philanthropes étaient si efficaces, pourquoi de nombreuses études démontrent-elles un accroissement des inégalités? Pourquoi des régimes pro-socialistes s’installent-ils en Amérique Latine?
Coca Cola appartient à Buffet? Wow! Un récent reportage à RDI démontrait clairement que cette compagnie pompait l’eau des nappes phréatiques en Amérique du sud afin de produire sa profitable boisson. Les paysans étaient ainsi relégués dans la misère. Quelle grandeur d’âme de Buffet!
Le libre marché des oeuvres caritatives n'est pas liée à la loi de l'offre et de la demande, mais plutôt au choix.
Quand les gouvernements donnent de l'argent pour aider un pays, ils donnent l'argent des contribuables en leur nom. Ces contribuables n'ont rien à dire sur la nature ou la destination des dons. D'où, inefficacité.
Quand une fondation privé fait un don, elle le fait au nom des donateurs. Or, ces derniers sont intéressés à s'assurer que les fonds donnés apporteront des résultats concrets dans la lignée de la mission que se donne la fondation.
Quand Bill Gates et sa fondation disent qu'ils veulent améliorer l'accès à l'éducation aux enfants africains défavorisés, on peut penser que les moyens employés seront plus efficaces qu'un don du gouvernement du Canada transitant par une organisation humanitaire internationale bureaucratisée, coûteuse et inefficace.
Pour le reportage RDI, je suis curieux, car l'eau des bouteilles de Coca-cola que l'on boit (du moins ici au Québec) ne peut pas provenir des nappes phréatiques d'Amérique du Sud, comme tu dis.
Prendre l'eau en Amérique du Sud coûterait beaucoup trop cher en transport. Les produits que l'on boit en France sont embouteillés en Europe avec de l'eau européenne, ceux qu'on boit au Canada sont produits au Canada avec de l'eau canadienne, etc.
J'imagine donc que l'on parle ici de l'eau d'Amérique du Sud qui est utilisée pour le Coke vendu là-bas.
C'est aux pays concernés, alors, à garantir des lois qui protègeront leur environnement. Je suis convaincu que Coca-Cola respecte les lois des pays où ils sont implantés.
Bien qu’une gestion centralisée comporte des défauts, je le conçois, le Charity-Business a aussi de grosses lacunes.
« Les pratiques douteuses
Les pratiques illégales ou moralement critiquables sont par exemple :
• le détournement des fonds de l'objet social de l'ONG (véhicules de luxe, gros salaires, etc.)
• la corruption
• le carriérisme des responsables au dépends de l'objet social de l'ONG
• la prévarication des dirigeants de l'ONG à des fins d'enrichissement
• le trafic d'influence »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charity-business
De plus, au sujet de Coke, le coût de transport de ressources et de biens est beaucoup moins dispendieux que dans le passé. Par exemple, la Chine nous envoi tellement de produits à bas prix. Par ailleurs, l’eau devient de plus en plus une ressource rare et chère, ce qui demande aux entreprises de la rechercher sur toute la planète si les frais d’exploitation sont bas. En Amérique Latine, dû moins dans certains pays, la déréglementation et la privatisation permettent aux entreprises étrangères d’exploiter des ressources sans payer en contre partie des impôts exorbitants.
Il y aussi un article intéressant sur les agissements de Coke en Inde, un autre pays où cette compagnie pompe l’eau : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/SHIVA/11985
Et je me demande si les intentions de Buffet sont si louables. Si son organisation caritative est si parfaite, pourquoi ne place-t-elle pas la barre éthique un peu plus haute au lieu de profiter du laxisme des lois dans les pays où elle pompe l’eau?
Pourquoi l'aide gouvernementale et la charité privée ne peuvent pas co-exister ? Devrait-on arrêter de financer nos hopitaux, nos école et laisser le tout à des organismes privés de charité ?
Je trouve que l'ONU en fait beaucoup avec seulement 12 milliards, c'est environ 2 mois 1/2 du budget de la guerre en Iraq.
Je n'ai jamais dit qu'il fallait arrêter de financer les hopitaux et les écoles.
Il y a une différence majeure entre les deux: dans le cas d'oeuvres de charité, on parle d'une forme de répartition de la richesse (des plus nantis vers les moins nantis, des pays riches vers les pays pauvres), alors que dans le cas des écoles et hopitaux, on parle d'un service qu'on s'offre collectivement.
Je pense que la population met trop d'attentes en général vis-à-vis des entreprises (des entités dont l'existence vise à maximiser les profits pour leurs actionnaires), et pas assez des gouvernements (dont l'existence vise à gérer le bien commun).
Le problème, c'est que nos gouvernements se prennent pour des entreprises (Pétro-Canada, la SAQ, Hydro-Québec, les investissements massifs pour relancer des entreprises mal gérées ou des secteurs en déclin comme les compagnies forestières, les entraves au libre-échange pour protéger ses industries non compétitives comme le font les États-Unis avec leurs taxes sur le bois d'oeuvre canadien, l'utilisation des fonds publics par des entités comme la Caisse de Dépôt et de Placements pour des raisons politiques - exemple: le rachat de Vidéotron pour empêcher une compagnie ontarienne de mettre la main sur un "fleuron" québécois - etc.).
Publier un commentaire