15 août 2007

L'interventionnisme de l'état ne doit pas se faire même au secours des banques

Depuis quelques mois, le fameux problème posé par les "subprime mortgages" (pour ceux qui l'ignorent, ce sont des prêts hypothécaires octroyés à des gens dont le dossier de crédit est sous les normes normalement acceptées par les banques) cause des ennuis aux banques, prêteurs hypothécaires et assureurs. Depuis quelques jours, le problème s'étend à l'ensemble du marché boursier, avec le risque que le problème se généralise dans toute l'économie et cause une récession.

Le problème principal provient d'un soudain manque de liquidités de certains prêteurs. Pour comprendre pourquoi ce problème est si étendu, il faut comprendre que les prêteurs hypothécaires de type "subprime" ne possèdent généralement pas l'argent prêtés. Cet argent provient en majorité de différents fonds (fonds privé, de pension, fonds mutuels monétaires, etc.). Avec la mise en faillite de plusieurs prêteurs de ce type, plusieurs institutions décident de se soustraire à l'exposition au marché subprime. Tout cela entraîne une réévaluation de toutes les formes de prêts en liquidités, allant du financement des dettes nécessaires aux fusions et acquisitions nombreuses dans la dernière année. La difficulté à financer à bas taux, comme c'était le cas auparavant, de certains type de dettes pèse à son tour sur la viabilité des entreprises. La peur suscitée sur les marchés risque éventuellement d'entraîner l'objet de la peur, c'est-à-dire, une récession.

La réaction de nos gouvernements? Injecter de l'argent dans les marchés monétaires. Or, cette forme d'interventionisme pour venir au secour des banques et des entreprises pourrait faire plus de dommages que de bien. D'une part, la réévaluation du risque par les investisseurs, après plusieurs années de croissance en bourse, est nécessaire et souhaitable. En effet, les investisseurs évaluaient les compagnies comme si l'économie ne pouvait qu'aller en s'améliorant, perdant ainsi tout sens au risque.

En venant au secours des marchés boursiers, le gouvernement risque d'entraîner les investisseurs et les entreprises dans une situation de dépendance. Le danger est que dans le futur, les entreprises s'attendent à des interventions des banques centrales en cas de besoin. Au contraire, il serait préférable que les banques, les prêteurs et les investisseurs apprennent de leurs erreurs, qu'ils réévaluent le risque associé aux placements et que le nettoyage amorcé se poursuive. De plus, l'argent injectée vient contrecarrer les tentatives du gouvernement de contrôler l'inflation.

Il faut crever l'abcès et non maintenir artificiellement les marchés dans une situation insoutenable.

1 commentaire:

Anonyme a dit...

je suis loin d'etre faveur du bs corporatif ... mais je suis certain que nos cheerleaders ... scuse journalistes économiques ainsi que l'institut economique de montreal et le cirano, vont nous pondre une étude DÉMONTRANT la necessite de.. euhh.. soutenir les emplois dans ce secteur !
Ils vont nous dire qu'on le fait pour bombardier, pour packard, pour l'alacan .. euh scuse rio tinto, pour aussi de pauvre pme comme cae ...

ai je tort ? ou suis je juste écoueré de cette bullshit !?

CA doit etre parceque je ne comprends pas le " marché".